La FFF (enfin) favorable à un fonds d’indemnisation des travailleurs migrants au Qatar

Amnesty International regrette, il y a deux semaines dans un sujet de 20 minutes, que la Fédération française de football (FFF) n’ait pas pris position, contrairement à ses homologues allemande et néerlandaise, en faveur d’un fonds d’indemnisation des ouvriers victimes d’accidents du travail sur les chantiers de la Coupe du monde en Qatar. L’ONG a exigé de la FIFA “un minimum de 440 millions de dollars pour les 2 millions de travailleurs migrants” sur la Coupe du monde controversée.

En raison du biais de son vice-président délégué Philippe Diallo, la FFF s’annonce ce mardi comme travailleuse avec de nombreuses autres fédérations pour les caisses d’indemnisation. S’alimentant en ouverture du Forum Think Football, organisé au siège de la fédé, Philippe Diallo a résumé la position de la FFF face aux nameuses critiques qu’escortent le tournoi au Qatar, à savoir « d’accompagner les évolutions, et non de boycotter » .

« Accompagner les évolutions, et non boycotter »

“Nous avons pris langue avec une dizaine de fédérations pour travailler sur un triptyque” de propositions, a expliqué le réalisateur. Il s’agit selon lui de « créer un centre d’accueil pour travailleurs migrants qui serrait inscrit dans l’héritage de la Coupe du monde qatarienne, de créer un fonds d’indemnisation pour tous ceux qui ont été victimes d’accidents du travail au cours des chantiers de la Coupe du monde, et de faire en sorte que tous les capitaines puissent arborer un brassard signe d’inclusion».

Ce brassard à bandes colorées a été dévoilé le mois dernier et sera porté par de nombreux capitaines de sélections européennes. “Nous avons soumis à la FIFA et au Supreme Committee d’organisation du Mondial au Qatar l’ensemble de ces promesses”, a ajouté Philippe Diallo. “Nous tentons d’être pragmatiques, d’être efficaces, notre choix c’est d’accompagner les évolutions, et non de boycotter, de faire en sorte que les évolutions qu’on commence à vérifier se prolongent”, poursuivez-il , tout en précisant que la FFF était en sorte que les salariés et prestataires du camp de base des Bleus à Doha soient de bonnes “conditions de travail et de rémunération”.

« Que la FFF porte sa voix au sein de la FIFA »

L’idée d’un fonds d’indemnisation de nos travailleurs ayant travaillé sur les chantiers du concours à cette portée ces derniers mois par plusieurs liens de défense des droits humains, qui ont fait appel aux sponsors de Mondial pour soutenir l’initiative. “On salue cette prise de parole, de soutien de la FFF”, réagit Lola Schulmann, chargée de plaidoyer auprès d’Amnesty International.

« L’objectif, maintenant, c’est que la FFF porte sa voix au sein de la FIFA et que la FIFA, elle aussi, s’engage pour les travailleurs », ajoute-t-elle, rappelant la revendication d’Amnesty d ‘Abonder le fonds avec un “montant minimal” de 440 millions de dollars, pour lequel l’équivalent des dotations sportives promet aux 32 équipes alignées.

Des lacunes dans la protection des ouvriers

Le Qatar à ma place des systèmes d’indemnisation des travailleurs mais ces mesures ont tardé et non pas fourni à tous, selon Amnesty International. Les ONG, qui ont salué certaines réformes sociales adoptées par les autorités qatariennes, pointent de lacunes dans la protection des ouvriers, évoquant « des milliers de victimes » ; Malgré tout, il y a un problème récurrent de salaires impayés.

De leur côté, le Qatar rejette fermement les critiques sur son inaction quant aux droits des travailleurs, félicite notamment de l’instauration d’un salaire minimal, de l’assouplissement de la dépendance des travailleurs vis-à-vis de leurs employés et de l’imposition de règles protectrices plus strictes pendant ces trois années.

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