Coupe du monde 2022 : Élisabeth Borne dans “pas vu d’aller au Qatar”

Élisabeth Borne a déclaré qu’elle n’avait pas « pas prévu d’aller au Qatar » pour la Coupe du monde de football, alors que la maison de campagne est critiquée en raison de la condition des travailleurs immigrés et des conditions environnementales de la compétition. “Je pensais que notre équipe irait au Qatar, et sans elle le ministre des Sports sera honoré aller les soutenir”, un commentaire en suspens du Premier ministre, interrogé sur lui par Konbini News. “Ensuite on peut effectement noter que les conditions de construction des stades peuvent soulever des questions”, at-elle ajouté.

A Paris, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra avait déclaré en septembre qu’elle envisagerait un déplacement au Qatar, “si l’équipe de France passe par un certain nombre d’étapes dans cette compétition”. « Je considère que c’est le rôle d’un ministre des Sports, s’agissant d’un événement d’une telle envergure, d’être au côté des joueurs pour leur communiquer de la reconnaissance et des incitations », avait-elle explicite.

Les députés La France insoumise ont récemment dénoncé l’organisation de cette «coupe immonde» dans cet état du Golfe (19 novembre-18 décembre), dénonçant «la maltraitance des ouvriers immigrés» et les «allumettes climatisées à ciel ouvert», réclamant une « Réponse politique forte des autorités françaises ».

“Scandale écologique” et non-respect des droits de l’homme

Le débat avait en outre agité l’hémicycle de l’Assemblée en août dernier, pour la ratification d’un partenariat entre la France et le Qatar sur la sécurité de la concurrence. La France envoy environ 220 expert sur place – GIGN, lutte anti-drones, déminage ou recherche d’explosifs -pour contribuer à la sécurité de l’événement, dans le cadre d’un accord signé à Doha le 5 mars 2021. Des deputés de gauche et du RN avaient alors dénoncé le « scandale écologique » de ce concours et le non-respect des droits de l’homme.

En France, des villes nommées -Paris, Marseille, Lille, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Strasbourg…- ont annoncé boycotter la compétition, dont elles ne diffuseront pas les rencontres sur grand écran. Parmi les raisons de ce boyicot figurent notamment le traitement des travailleurs immigrés, le nom du décès sur les chantiers des huit stades du Mondial et le coût environnemental de l’épreuve, la plupart des stades étant équipés d’un système de climatisation.

Dans le football français, le Qatar contrôle le Paris SG, via le fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI).

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