les maillots très politiques du Danemark pour dénoncer les morts au Qatar

L’équipementier du Danemark, Hummel, a déballé les maillots que portaient les coéquipiers de Christian Eriksen pour la Coupe du monde 2022.

Hummel avait un message fort à faire passer. Heureusement, l’équipementier du Danemark a dévoilé les maillots porteront les récents tombeurs de l’équipe de France en Ligue des Nations – et futurs adversaires des Bleus en poule – lors de la Coupe du monde au Qatar, dans moins de deux mois (novembre 20 – 18 décembre).

“Noir. La couleur du diable”

Pour son troisième maillot, Hummel a choisi une tunique entièrement noire. Une couleur ô combien symbolique. “Noir. La couleur du deuil. La couleur parfaite pour le troisième maillot du Danemark pour la Coupe du monde de cette année. Bien que nous soutenons l’équipe nationale danoise jusqu’au bout, cela ne doit pas être confondu avec le soutien d “un tournoi qui a coûté la vie à des milliers de personnes. monde du pays”, écrit par Hummel sur Instagram.

Un logo estompé

Les deux premières tuniques du Danemark, l’une rouge, l’autre blanche, sont également porteuses d’un message. “Nous avons atténué tous les détails de nouveaux maillots de la Coupe du Monde du Danemark, dont notre logo et nos chevrons emblématiques. Nous ne saurions pas être visibles lors d’un tournoi qu’a coûté la vie à des milliers de personnes”, détail l’équipementier.

Après trois noms d’années, le Qatar est sous le feu des critiques pour son non-respect des droits de l’homme. Un certain nom de travailleurs étrangers employés pour les travaux ont été privés de leurs libertés et plusieurs d’entre eux auraient trouvé la mort sur les chantiers.

En 2021, un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) a conclu que tous les accidents liés au travail survenus en 2020 au Qatar étaient estimés à 50 travailleurs et 500 autres blessures graves. L’OIT note cependant des lacunes dans le système d’enquête et de recensement des décès, et admet que leur nombre pourrait être plus élevé. Auteur d’une enquête sur le sujet, The Guardian avançait de son côté le terrible bilan de 6 500 décès, en prenant en compte l’ensemble des décès décédés, et donc pas seulement sur les chantiers.

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