les Nations majeures européennes ne vont pas bien

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Le coup d’envoi de la Coupe du monde au Qatar sera donné dans moins de deux mois. Le 20 novembre, la maison de paiement du concours a été inaugurée devant l’Équateur. Difficile après cette dernière trêve internationale de donner un favori, bien qu’évidemment les grandes Nations aient habituellement leur carte à jouer. Si l’Argentine et le Brésil semblent traverser une bonne période, on ne peut pas vraiment dire la même chose des ténors du vieuxcontinent. Sans mentionner l’Italie, non diplômé, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et la France connaissent tous de divers problèmes, et à des degrés différents, inquiétants à l’heure où tout le monde il se sent prêt sur la ligne de départ. Vous marquez…

Southagte n’a jamais été autant discuté

Le patient anglais est sans doute le plus malade. An après avoir atteint la finale de l’Euro à Wembley dans une compétition où ils n’ont pas brillé non plus, les Three Lions sont tombés bien bas. Dans une poule de Ligue des Nations avec l’Allemagne, l’Italie et la Hongrie, ils ont fini derniers et descendant en Ligue B. Des résultats en chute libre que sont la conséquence d’un jeu à la dérive et d’un capitaine de bord ne parvenant plus à tenir la barre. Gareth Southgate tâtonne toujours, entre en défense à 3 ou 4, et en plus d’avoir le cas Maguire à gérer, dire une épine plantée dans le pied. Bonne nouvelle tout de même. L’Angleterre a finalement perdu le score dans le match contre l’Allemagne (3-3), qui n’est pas arrivé après novembre 2021 et a réussi 1-0 contre Saint-Marin.

L’Allemagne, une trève qui laisse des traces

Justification de L’Allemagne. Elle aussi est en proie aux doutes à cause de ses deux derniers matchs. Hansi Flick a rejoint ses débuts ratés contre la Hongrie (1-0), puis a dépassé un adversaire de premier rang malgré sa belle génération, avant de voir son équipe prendre 3 buts en 11 minutes à Wembley. La défense pose problème sans qu’aucun leader, hormis Rüdiger, ne se démarque. On note plus globalement un manque criant de meneur d’hommes dans cette équipe, surtout lundi soir en l’absence de Müller (au coup d’envoi) et de Neuer (forfait pour ce trêve). La fameuse Nationalmannschaft tueuse de rêves semble bien loin de son caractère habituel. Et quand le Bayern Munich va mal, l’équipe nationale va mal.

L’Espagne toujours en quoi de cadres

En 2021, l’Espagne a retrouvé les couleurs entre une demi-finale de l’Euro, éliminée par l’Italie avec les siens, et une finale de la Ligue des Nations perdue face à la France. Depuis, ce n’est pourtant pas fameux. Cette équipe encore très jeune fait encore montre d’irrégularités, en témoigne les matchs du mois de juin et lors de la trève face à la Suisse et au Portugal. Malgré des talents évidents (Gavi, Pedri), Luis Enrique manque de cadres et de joueurs majeurs. Certains titres en équipe nationale ne sont pas les mêmes qu’en club. Seoul le vieillissant Busquets a connu la grande Espagne de la dernière décennie, alors que les voix s’élèvent pour rappeler Sergio Ramos, ce qui n’est pas vraiment du goût du sélectionneur, que souhaite rester le seul maître à bord.

Fernando Santos et Cristiano Ronaldo, la compétition des troupes ?

Adversaire de la Roja hier soir, le Portugal a aussi ses soucis. Un vent de fin de cycle est arrivé pour la génération des champions d’Europe en 2016, incarnée par la superstar Cristiano Ronaldo et l’entraîneur Fernando Santos. À eux deux, ils cumulent 104 ans. Le premier ministre, ayant remplacé Manchester United, sera sans doute une compétition majeure avec sa sélection. Il est sans doute temps pour le meilleur buteur de l’histoire (117 buts en 190 sélections) de passer la main. Lui qui a toujours été ami des statistiques n’a pas pu échapper à celle-là. Je n’ai marqué que 2 mais sur les 8 derniers matches avec la Seleçao, celui entre juin 2012 et septembre 2021, représentant directement 43% des mais de leur équipe. En place après 2014, Fernando Santos est aussi à trois discuté, à cause de ce qu’il reste des deux laissés pour compte des 8e de finale au dernier Mondial et à l’Euro.

La Belgique cherche toujours sa défense et se plante des questions pour Hazard

La Belgique connaît un peu le syndrome du meme, elle réserve aux joueurs un moins grand tout de même qui sont des homologues portugais. Depuis les retraites de Kompany et Vermaelen, la défense du mal à se trouver, et puis Alderweireld et Vertonghen ne sont plus tout jeunes non plus. Debast (18 ans), tête d’affiche au pays de Galles et contre les Pays-Bas, est quant à lui très inexpérimenté (23 matchs en pro). Roberto Martinez peine à trouver la formule dans son inamovible 3-4-3. Sans Lukaku blessé, les Diables Rouges n’ont montré que 45 minutes rendues face aux Gallois lors de cette trêve. Et puis quid d’Eden Hazard ? L’ailier du Real Madrid a démarré les deux rencontres, une première depuis très longtemps, mais aura-t-il suffisamment de rythme au Qatar, lui qui joue très peu en Espagne.

Un climat tendu autour des Bleus

Championne du monde en titre et vainqueur de la dernière Ligue des Nations, l’équipe de France n’est pourtant pas au mieux de sa forme. Didier Deschamps est confronté à deux problèmes majeurs. Après le début de l’année, ce qui s’était déjà entrevu pendant l’Euro, certains tableaux arrivent sans doute en bout de course. On pense à Lloris, Varane, Kanté, Pogba ou encore Griezmann, bien moins dominants que ces dernières années. Les Bleus ont aussi connu 15 blessures durant cette dernière trêve, obligeant le sélectionneur à convoquer des petits nouveaux alors qu’il aurait été idéal de faire de ce rassemblement un rappel général pour le Qatar. La sélection avance yeux bandés, minée également par des affaires internes au groupe (Pogba) et externes (FFF). «Cela apporte un climat que n’est pas le plus calme et le plus serein»Euphémisme de Deschamps.

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