Après Strasbourg, Lille boycotte la Coupe du monde au Qatar

Sylvain Lefèvre/Getty Images La mère de Lille Martine Aubry a fait savoir que la commune allait boycotter la Coupe du monde 2022, et cela en n’installant pas d’écran géant pour suivre la compétition (Prix photo d’archive en juin 2020).

Sylvain Lefèvre/Getty Images

La mère de Lille Martine Aubry a fait savoir que la commune allait boycotter la Coupe du monde 2022, et cela en n’installant pas d’écran géant pour suivre la compétition (Prix photo d’archive en juin 2020).

FOOTBALL – “ Un non-sens au regard des droits humains, de l’environnement et du sport. » Voici ce que pensent les elus lillois de la Coupe du monde 2022, qui débutera le 20 novembre prochain au Qatar. Alors que j’annonçais la vente le 30 septembre, la maman Martine Aubry a tweeté, le conseil municipal a effectivement voté « à l’unanimité » une déclaration désapprouvant la tenue de l’événement.

Une décision qui s’accompagne d’une mesure symbolique, à savoir que la municipalité n’installera pas d’écran géant en ville, comme c’était par exemple de coutume durant la Coupe du monde 2018 en Russie.

La ville de Lille rejoint encore plus de communes françaises et belges qui ont pris la même décision ces dernières semaines. dans les colonnes Delaware 20 minutesla maire écologiste de Strasbourg Jeanne Barseghian expliquait, le 28 septembre dernier, qu’il était « Impossible de comprendre les alertes nominatives des ONG qui signalent des abus et de l’exploitation de travailleurs immigrés ».

Et d’ajouter : « Strasbourg, capitale européenne, siège de la Cour européenne des Droits de l’Homme, ne peut décemment annoncer ces maltraitances, ne peut fermer les yeux quand les droits humains sont ainsi bafoués. » Pour rappel, selon une enquête du Gardienla construction des stades qatariens a coûté la vie au moins 6 500 travailleurs migrants.

Écologie et droits de l’homme

Pour tous les goûts, Jeanne Barseghian précise que « l’organisation des mondiaux de football dans un désert est une aberration, une catastrophe écologique » dans un contexte de changement climatique, « comme l’organisation des JO d’hiver dans un pays sans neige le fut ».

De la même manière, Villeurbanne, près de Lyon, Rodez, dans l’Aveyron, Château-Thierry, dans l’Aisne, voire Braine-Le-Comte et Tubize en Belgique ont fait le même choix. À chaque fois, les communes évoquent une compétition “déraisonnable” en matière de droits humains et de respect de l’écologie.

Dans une publication, l’équivalent belge du maire de Tubize évoque aussi la crise énergétique et la flambée des prix pour justifier son choix. « Il faudra chauffer les chapiteaux et/ou les salles pour accueillir les supporters dans de bonnes conditions. Or, nous allons tous devoir faire des au point de vue énergétique cet hiver au vu de la status actuelle », justifie notamment l’élu, qui précise que sa ville « J’ai obtenu un point d’honneur pour essayer de trouver des solutions durables et écologiques ».

De son coté, l’édile de Rodez, Christian Teyssèdre (LREM) a répondu à un opposant interpellé par le conseil municipal que le boycott du même sexe serait suivi dans la commune. « Le football n’est qu’argent et la Ville de Rodez ne melera pas à ça », at-il notamment déclaré, comme l’a rapporté presse centrale. Avant de préciser avec malveillance : « Ne soyons pas donneurs de leçons et balayons devant nos portes car beaucoup ont moins de scrupules quand il s’agit de parte dans les émirats en vacances. »

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