Mondial 2022 : où en sont les favoris, à 6 mois du coup d’envoi ?

Mettre à jour

La Coupe du monde a débuté le 21 novembre au Qatar. L’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, la France, l’Espagne et le Brésil étaient les prétendants au titre. Mais dans quelle forme sont-ils ?

Les rencontres se disputaient entre les stades d’équipement pour une climatisation controversée.

AFP

Qui succèdera à l’équipe de France ? Vainqueur il y a 4 ans en Russie, les Bleus font une nouvelle partie des favoris de la Coupe du monde 2022, du 21 novembre au 18 décembre. Mais ils ne sont pas les seuls. Petit retour sur les différentes dynamiques des prétendants au titre, à 6 mois du coup d’envoi de la compétition.

Allemagne : en reconstruction

Renvoyée chez elle dès les poules en 2018, l’Allemagne est invaincue en new Matches depuis l’arrivée d’Hansi Flick après l’Euro. L’ancien entraîneur du Bayern compte sur l’ossature munichoise (Neuer, Kimmich, Goretzka, Müller, Sané, Gnabry) pour retrouver les sommets.

La défense est plus instable, avec une paire Nico Schlotterbeck-Antonio Rüdiger encore fragile, et l’identité de l’avant-centre n’est pas défini, Flick ayant essayé les deux compatriotes de Chelsea Timo Werner et Kai Havertz.

Angleterre : manque de repères

Les finalistes du dernier Euro manquent de repères. La laborieuse victoire en amical contre la Suisse (2-1) n’a pas apporté beaucoup d’enseignements, celle contre la Côte d’Ivoire (3-0), rapidement réduite à 10, quelques jours plus tard, encore moins.

Harry Kane l'avait inscrit mais a décidé du penalty contre Nati, le 26 mars.

Harry Kane l’avait inscrit mais a décidé du penalty contre Nati, le 26 mars.

Images d’action via Reuters

La saison décevante de Harry Maguire en club, les pépins physiques de John Stones et Kyle Walker ou l’absence, toute la saison, de Ben Chilwell, font encore de la défense le talon d’Achille probable de l’équipe de Gareth Southgate, qui comptera surtout sur son ataque avec Harry Kane, Phil Foden, Mason Mount ou Jack Grealish, qui semble avoir en fin digéré son transfert à City.

Argentin : beau fixe

Après l’élimination en 8e de finale du Mondial 2018 (3-4 contre la France) que j’ai vue comme une catastrophe, l’Albiceleste est peu à peu reforgé un groupe, une identité de jeu et une morale sous la houlette de l’unattended de Lionel Scaloni, qui n’a jamais dirigé une équipe professionnelle.

Avec des nouveaux venus incontestés, comme le gardien Emiliano Martinez (Aston Villa), le défenseur Cristian Romero (Tottenham), ou encore l’attaquant Lautaro Martinez (Inter Milan) avec les côtés d’Angel Di Maria et Lionel Messi, l’Argentine à ma fin d’un 28 ans d’attention à la Copa America en 2021 au Brésil.

Tous les voyants sont au vert et l’engouement public est palpable, même si le physique de Messi, 35 ans en juin, est un point d’interrogation.

Belgique : des ambitions à la baisse

Quart de finaliste des quatre dernières compétitions internationales (Euro et Mondial), la Belgique affirme que ses chances sont de remporter un premier trophée majeur s’effilochent.

Sur le papier, les Diables rouges seront moins impressionnants que ces dernières années.

Sur le papier, les Diables rouges seront moins impressionnants que ces dernières années.

Reuters

L’image d’Eden Hazard et Romelu Lukaku, en difficulté au Real Madrid et à Chelsea, dans la génération dorée se cherche un second soufflé. Certains tableaux (Kompany, Vermaelen, Fellaini) ont quitté le navire, d’autres, comme Vertonghen, Alderweired, Witsel ou Mertens, ont tous été franchis le cap de la cinquantaine.

Les Diables rouges devront compter sur leurs deux piliers en forme mondiale, Thibaut Courtois (Real) et Kevin De Bruyne (Manchester City), tout en espérant que la relève (Tielemans, Saelemaeckers, Trossard, Castagne, Doku, Theate…) se transcender

Brésil : bonne dynamique

Les quintuples champions du monde sont en grande forme, restant sur trois victoires 4-0. Neymar a récupéré l’incontournable tête d’équipe : auteur de 71 buts en sélection, c’est à six points du record de Roi Pelé.

Marquinhos et Thiago Silva ont la baraque en défense centrale (5 buts encaissés en 17 matches de qualification), tout comme Casemiro au milieu. De plus la hiérarchie est bousculée en attaque par des jeunes comme Paqueta, Vinicius, Antony ou Raphinha, au détriment de Firmino ou Gabriel Jesus.

Un bémol : après la défaite contre le Belge en quarts du Mondial 2018, les Brésiliens n’ont pas contesté qu’un seul amical affrontait une équipe européenne, une victorieuse 3-1 sur la République tchèque, en 2019.

Espagne : une jeunesse confiante

Le parcours joli de sa jeune génération à l’Euro jusqu’à la défaite en demi-finale face aux futurs vainqueurs italiens aux tirs au but (1-1, 4-2 tab), tout comme la finale en Ligue des Nations (perdue contre la France, 2-1) j’ai rasé les hommes de la fédération Luis Enrique, qui ont installé les prétendants comme leur tenant du titre au Qatar.

Sergio Ramos et consorts Gerard Piqué sortent : les stars de la “Roja” n’ont pas vingt ans, et s’appellent Pedri, Gavi ou Ansu Fati. Reste des tauliers, comme Alvaro Morata, Aymeric Laporte ou Sergio Busquets, même s’ils ne sont pas indéboulonnables.

France : duo promis

Le duo offensif des Bleus risque de faire très mal.

Le duo offensif des Bleus risque de faire très mal.

Reuters

Tombés de haut à l’Euro (élimination en 8es), les Bleus ont retrouvé une Certaine flamboyance à l’automne en remportant le «Final-Four» de la Ligue des Nations contre deux redoutables rivaux, la Belgique en demi (3-2 ) et l’Espagne en finale (2-1).

À chaque fois, les français ont renversé une partie mal engagée. Et à chaque fois, la lumière est place de leur doublette d’attaquants Karim Benzema et Kylian Mbappé. Leur Association, perfectible au Championnat d’Europe, s’est révélée étincelante depuis.

Et ils s’appuieront sur un socle d’expérience (Hugo Lloris, Raphaël Varane, Paul Pogba, Antoine Griezmann…), ajouté de nouveaux pépites (Theo Hernandez, Aurélien Tchouaméni…).

Portugal : croustillant et brouillon

Après une campagne qualificative au Mondial 2022 décevante (qualification en barrages), la sélection de Cristiano Ronaldo affiche un jeu assez pauvre.

Malgré un vivier de talents, Joao Cancelo, Bernardo Silva, Bruno Fernandes, Joao Felix ou l’incontournable CR7, la Seleçao souffre d’une absente de force collective et d’un plan de jeu clair, est fragile derrière et brouillonne devant. Victime de ces incertitudes, Ronaldo n’a même pas marqué avec le Portugal après octobre 2021.

(AFP)

Add Comment