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Dans ces heures d’una finale entre deux clubs phares du football féminin, l’élève affronte le maître, et le Barça donne rendez-vous à l’OL pour venger d’un cuisant échec lors de sa première finale européenne. Aujourd’hui favoris, les coéquipières d’Alexia Putellas n’ont jamais caché leur admiration envers la réussite lyonnaise, dont le modèle porte ses fruits jusqu’en Catalogne.

Il y a trois ans, lorsque le FC Barcelone a été relancé dans la nouvelle dynamique du football féminin européen, il était brutalement plus fort et plus expérimenté que lui : l’Olympique Lyonnais. A Budapest, les jeunesses rhodaniennes qui ne respectent pas “quoi” cinq titres européens à l’époque, avec trois titres successifs, ont récolté un casting de trois expéditionnaires 4-1 dès la 30emoi minute, mais d’Asisat Oshoala à 89moi ne venant que sauver l’honneur d’un Barça mis à terre par son modèle. En 2022, bis repetita, les deux équipes donnent rendez-vous à Turin, dans un tout autre contexte. Si les Lyonnaises ont aussi empoché l’édition 2020, en plus du quatorzième titre en championnat consécutif, elles parlent aujourd’hui de “reconquérir” après avoir vu leurs victimes d’un soir remporter tout sur leur passage lors de la saison passée. « Ils doivent encore gagner beaucoup de Ligue des champions pour entrer dans l’histoire, et je le dis en tant que joueuse de Lyon, car nous l’avons gagnée cinq fois de suiteavait gentiment rappelé Ada Hegerberg dans les colonnes de Monde du sport. Nous savons tous que gagner le deuxième et le troisième est ce qui vous permet de réécrire l’histoire. »

Une rivalité qui tire vers le haut

Mais si l’attaquant lyonnais est prêt à rencontrer le Barça, il semblerait que le gentil catalan David se soit transformé en un véritable Goliath en l’espace de quelques années. Pendant que l’OL domine tout le football européen féminin, les Barcelonaises, elles, ne sont devenues professionnelles qu’en 2015, date de l’arrivée d’un certain Markel Zubizarreta, fils de, à la tête de la gestion de la section féminine, qui fait du FC Barcelone le premier club professionnel féminin d’Espagne. Capitalisant sur « l’ADN du Barça », l’équipe emmenée par Lieke Martens, alors elue meilleure joueuse du monde en 2017, creuse son propre sillon, et décroche son propre contrat de sponsoring, loin du Rakuten porté par les garçons. L’équipe catalane a également fait la première d’un transfert financier pour le football féminin, en s’adjugeant les services de la défenseuse de l’Atlético Mapi León contre 50 000 euros. Oui, dans un premier temps, l’équipe s’appuie sur des stars internationales comme les Françaises Élise Bussaglia et Kheira Hamraoui, l’Anglaise Toni Duggan ou la Macédonienne Natasa Andonova, le club a vite compris la paire de calquer le succès modèle de la section féminine lyonnaise, celle qui aussi permet d’élever le Barça masculin : formation.

« Quand notre équipe est devenue un métier, c’est la référenceexplique d’ailleurs Markel Zubizarreta dans les colonnes de L’Équipe ce vendredi. Pour autant, nous avons suivi la philosophie de notre club, le style Barça que l’on voit dans toutes les sections. C’est ce chemin qu’il fallait suivre. » Et comme le système de formation fonctionne aussi bien avec l’OL (Bacha, Malard et Cascarino, pour les plus emblématiques) qu’avec les hommes du Barça, c’est le plus prometteur dans une équipe féminine de football.’en est qu’à ses prémices. En tant que professionnel en 2015, le FC Barcelone a décidé de mettre donc des joueuses à l’image du style de jeu que le club souhaite développer, même en équipe féminine.

De plus, des noms de joueuses qui gravitaient dans les clubs féminins, ou non, environnants, rejoignaient peu à peu la formation barcelonaise, même si l’entité catalane n’a pas encore de formation centre à proprement parler. Les filles étudient et s’entraînent à La Masia, plus doivent louer chez elles chaque soir, n’ayant pas encore leur place dans la résidence toujours réservée aux garçons. L’idole de bon nombre de jeunes supportrices du FC Barcelone, Alexia Putellas, a elle-même fait ses gammes au sein de la formation suspendue une année, avant d’être poussée vers la sortie faute d’équipe dans sa catégorie. Dans un reportage diffusé par Le pays La dernière, Natalia Astrain, entraîneure de 2002 à 2006, et Sheila Sanchon, ex-joueuse, ont rappelé : « On s’entraînait sur un terrain que servait de parking le week-end » , « en percevait environ 700 euros par mois » Oui « on faisait les déplacements dans nos voitures individuelles » .

Les idoles locales remplacent les stars étrangères, symbole d’une réussite

Vingt et plus tard, la City of Barcelona Selection, devenue l’équipe professionnelle du FC Barcelone, seront en retard pour six joueuses formées à La Masia présentes dans l’équipe première, et non Claudia Pina. La jeune Espagnole née en 2001 est la première star de Barcelone 100% formée au club, d’où le nom est rendu au Camp Nou qui battait le record du nom de spectateurs pour un match féminin contre le Real Madrid en quarts de Ligue des champions . « C’est quelque chose que je ne peux pas expliquer avec des motsse souvient encore de la jeune de 20 ans, buteuse lors de cette rencontre historique, dans les colonnes de Sport. C’était incroyable. J’ai réalisé un rêve que j’avais dans mon enfance. Jouer au Camp Nou et marquer est quelque chose que je n’oublirai jamais. »

Aujourd’hui aux portes de la sélection espagnole qui joue l’Euro cet été, Claudia Pina est aussi le symbole d’une formation qui porte ses fruits et tire le Barça et le football féminin vers le haut. Car si le Barça cherchait à s’attirer les services de la buteuse d’Arsenal Viviane Miedema cet été, le départ de joueuses comme Lieke Martens, pourtant capitales il y a quelques années, semble moins poser problème dans un football féminin où les jeunes formées au progressivement fumer club leur place dans le XI. « C’est une équipe que fait évaluer le football féminin, notamment dans le jeu assez similaire aux garçonsadmet d’ailleurs Selma Bacha, latérale de l’OL. Elles remplissent les stades et elles ne veulent pas se féliciter d’un exemple pour le football féminin. » Et c’est une Lyonnaise qui le dit.

Par Anna Carreau

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