Haut débat / C1 / Demies / Real Madrid-Manchester City / 4 mai 2022 / SOFOOT.com

Une semaine après une manche aller inflammée, le Real Madrid et Manchester City sont revenus mercredi soir, au Bernabéu, pour le dessinateur du jeune invité d’une finale de C1 qui évoluait au Stade de France à la fin du mois. C’est aussi deux visions du pied qui vont débattre : le pied des individus contre celui de l’expression collective.

Il n’y a pas de secret : on travaille pendant tous les jours. » Ainsi Karim Benzema, arrivé sans carte et sans boussole en 2009 à Madrid avant de devenir progressivement l’un des aventuriers los plus affûtés de l’une des îles les plus uniques de l’histoire du foot, est venu poser le point final d’ une drôle de soirée, mardi matin à l’Etihad Stadium de Manchester. L’attaquant français, qui a disputé plus de 600moi Match de sa vie sous le maillot du Real, na plus 21 ans, mais désormais 34, et ne cessa d’enchaîner les miracles au coeur d’une saison ou il s’amuse à faire plus que jamais deborder la marmite. On peut en parler avec des chiffres – 42 buts marqués en 42 matchs disputés toutes compétitions confondues, dont 14 en 10 rencontres de Ligue des champions, et 13 pass Décideurs –, plus aussi avec les images : Benzema est aujourd’hui le symbole d’ un Real mystérieux, mais heureux, vainqueur ce week-end du 35moi Titre de champion d’Espagne de son histoire, qui représente farouchement le football des joueurs. Un football, réalisé par un fils de paysans devenu entraîneur sage dont les qualités de pacifier brisent les frontières, qui se combine avec chaos plutôt qu’à l’ordre, shine grace aux idées d’individualités installées dans un cadre simple et peut être un objet d’étude déroutant.

« Ils ne font pas de chichi. Si vous ne leur apprenez pas, ce sont eux qui t’enfoncent. Ça fait plus de trente ans que le Royal attaque ses matchs comme s’il s’agissait de bras de fer. Ils vivent chaque rencontre comme un duel. » xavi

Mercredi soir, au sein d’un Santiago-Bernabéu dont les pouvoirs ont été une énième fois décryptés lors des heures précédant l’absorption du PSG par l’irrationnel au précédent tour, c’est un nouvel épisode qui sera joué : battu d’ un poil au tableau d’affichage (4-3) par City lors d’une première manche qui l’a malgré tout vu être dévoré sur de longues séquences, le Real, encore miraculeusement en vie dans cette confrontation, à l’occasion de rejoindre le dix-septième finale de C1 de son histoire. Le Manchester City de Pep Guardiola est pourtant supérieur, de loin, mais le Real reste le Real, puisque Xavi avait parfaitement detaillé après une défaite du PSG au Bernabéu (3-1) en février 2018 : « J’ai déjà vécu ça avec le Barça. Vous vous dites : “Putain, on est en train de mieux jouer qu’eux”. Tu tapes sur le poteau, et là, tu penses : “Aïe, aïe, aïe, pourquoi elle n’est pas rentrée celle-ci…” Là, t’as à peine le temps de te lamenter que le Real t’a déjà j’ai marqué un mais en contre-attaque. Avec eux, il n’y a pas de “Aïe, aïe, aïe” toi de “Ouillé, Ouillé, Ouillé”. Ils ne font pas de chichi. Si vous ne leur apprenez pas, ce sont eux qui t’enfoncent. Ça fait plus de trente ans que le Royal attaque ses matchs comme s’il s’agissait de bras de fer. Ils vivent chaque rencontre comme un duel. Ils te respectent droit dans les yeux et ils te défient. Votre ancien agresseur ? Vas-y, nous aussi on va le faire, mais si vous ne marquez pas, nous, on la fera dedans. »

Un test de personnalité et une fête à continuer

Pep Guardiola connaît cette histoire sur le bout des doigts, et c’est porquoi il a présenté cette demi-finale de retour à Madrid en tant que ” test de personnalité ” Pour ses hommes. dans sa cours de maître donnée récemment un La voix de l’entraîneurConsacré à l’exploit de Liverpool face au Barça en mai 2019, Pep Lijnders, l’adjoint de Jürgen Klopp, insiste sur sa foi qu’il est le pire ennemi des joueurs “le doute” . Ce qui nous ramène à l’essence même de ce qu’est City : un représentant du football des plans, des circuits travaillés, de l’expression collective. Lors du feu d’artifices de la manche aller, c’est grace à leurs certitudes et à leur supériorité collective que les Mancuniens ont mené de deux buts à trois reprises et plusieurs recettes travaillées depuis l’arrivée de Guardiola sur le banc de City ont été services sur la table. Les deux premiers mais inscrits par les Les citoyens sont notamment venus d’un mouvement classique, où l’adversaire de City est étiré des deux côtés sur la grandeur pour engendrer des doutes, du nom et des espaces à attaquer pour d’autres joueurs offensifs lancés plus que place.

Dans un tout aussi vu, pêle-mêle, capacité des locaux à mettre en état d’urgence leurs invités, les prenant en charge des Initiatives balle au pied ou encore un joueur (Zinchenko) occupant trois rôles dans la même rencontre. Cela n’a pourtant pas suffi : Pep Guardiola aussi vu ses hommes, másbrillants en Transition que sur des phases d’attaque place où le Real n’a pas concédé grand-chose, croquer plusieurs opportunités dorées. Au cours du premier débat, le level playing field entre un City rodé et un Real qui avant tout était assez malin pour convertir les petites portes ouvertes par son adversaire en souvent semblé colossal. Deux visions du foot sont affrontées, presque deux visions de la vie, et la soirée du Bernabéu devoir en récompenser une. Le Real, privé de David Alaba pour son retour, est désespérément stressé par le stress d’un titre, contrairement à Manchester City, qui a dû assister à la deuxième période de son déplacement à Leeds pour s’amuser un peu samedi dernier. Tout semble pouvoir se passer et il est probable qu’un peu de tout va se passer dans cette demi-finale qui devrait, de nouveau, faire glisser au second plan les considérations tactiques. Allumez les lumières. Que la fête continue.

Casemiro, au nom du devoir

Par Maxime Bandolero

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