après l’échec de l’Italie à se qualifier, la presse pleure « Nooooooooo »

Au grand barrage de la presse italienne, pour la deuxième fois de suite, la Squadra Azzurra participe à une Coupe du monde de football. Entre comb, colère et résignation, cette défaite d’1-0 contre la Macédoine du Nord lors d’un match de barrages, jeudi 24 mars, sonne comme un “adieu à une Nazionale perdue à jamais”, verser La républiquele grand quotidien de centre gauche.

Quadruple championne du monde (1934, 1938, 1982, 2006) et championne d’Europe en titre, l’Italie n’ira pas au Qatar. aux yeux de l’empreintec’était une “catastrophe de performances” . Les joueurs de Roberto Mancini, le sélectionneur, n’ont cadré que cinq tirs sur trente-deux alors que les Macédoniens ont concrétisé une de leurs quatre occasions. A la deuxième minute de la prolongation, l’attaquant macédonien Aleksandar Trajkovski, ex-joueur de Palerme, ville d’accueil du match, marquait le but de la victoire. « Noooooooon ! »pleure la « une » du quotidien sportif tutosport.

« La conséquence des années chute libre »

Pas de quoi s’étonner, à en croire La Gazzetta dello Sport : « Le championnat d’Europe que nous avons rapporté (en 2020) a été une parenthèse heureuse entre des années de déception en sélection nationale et dans les clubs », à berne sportivement et économiquement. Même son de cloche chez Le Messager, le déficit « n’est pas une surprise, mais la conséquence d’années de chute libre ». Le quotidien romain étaye ainsi :

« Nous ne gagnons pas en club de compétitions européennes depuis 2010, une disette aussi longue inédite dans l’histoire des coupes européennes. (…) Ces quinze dernières années, la Serie A s’est effondrée. Le coup de la Juve après l’affaire “calciopoli” [scandale d’arbitrage en 2006] Puis les désengagements de Berlusconi et Moratti avec les Milanais ont affaibli les grands clubs historiques et sapé les équilibres, fragilisant l’ensemble du championnat. »

Un changement semble s’imposer

Pour le grand journal sportif milanais, l’élimination de l’Italie annonce “un changement de génération” et une “refondation”. En effet, juste La Gazzetta dello Sport, « notre football paie un prix énorme : il lui manque encore une vision et du courage (…). Faire le procès de Roberto Mancini serait une erreur, c’est tout le système qu’il faut revoir », analyse le quotidien sportif. Il a contracté le sélectionneur pour d’ailleurs été prolongé jusqu’en 2026 l’an dernier, et il semble protégé par sa victorieuse à l’Euro.

pente, « l’heure des responsabilités » est place tonne Le Corriere dello Sport. In depit des absents au sein de l’équipe (l’attaquant Federico Chiesa, notamment, qui était blessé), le directeur du quotidien sportif romain, Ivan Zazzaroni, un proche du sélectionneur italien, ne lui a trouvé aucune circonstance atténuante : « Mancini est l’artisan du triomphe européen, Mancini est le premier responsable de cet échec. »

Dans un communiqué, le patron de la Serie A, Lorenzo Casini, appelé de ses voeux « Une réflexion sérieuse et un profond changement de système ».

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Le Monde avec l’AFP

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