“Sur cette arrivée au dégout, à la haine”, confie le président du Collectif Ultras Paris

Trois jours après l’élimination du PSG lors du dernier match de la Ligue des champions face au Real Madrid, les ultras du club réclamaient la démission du président, Nasser Al-Khelaïfi. une première après l’arrivée des propriétaires qatariens en 2011. “Ce n’est plus de la tristesse, on est arrivé au dégoût, à la haine”, J’ai confié le même jour 12 mars à France Bleu Paris Nicolas Boffredo, président du Collectif Ultras Paris (CUP).

“Ca ne va pas du tout, ça ne passe pas”, insister Nicolas Boffredo. “Les vieilles expériences, le retour, l’élimination contre Manchester United, etc., avaient du mal à passer mais celle-là, c’est encore pire parce qu’on a changé qu’ils avaient compris”. ouiSur Twitter, les appellent les supporters à se joindre à eux dimanche pour montrer leur “moi le contentement”, “pas de violence”lors du match de Ligue 1 contre Bordeaux.

“On cite Nasser mais le problème est général, c’est tout un tas de personnes qu’il y a autour”, Nicolas Boffredo précise.

“On n’arrive plus à comprendre comment est géré le club, il déjà trop d’intermédiaires, trop de gens viennent polluer le club. Il faut un patron, quelqu’un que prend une décision forte et que tout le monde écoute”

Nicolas Boffredo

à franceinfo

“Oui, Nasser est l’acteur principal de nore retour, oui, il nous a soutenu mais vient un moment où on ne peut plus cautionner certains choix”, emporte le président du CUP. Il reproche notamment aux directeurs parisiens leur politique de recrutement : “Les grands d’Europe ne réagissent pas comme le PSG. Quand ça ne va pas, qu’est ce qu’on fait? On va chercher les meilleurs joueurs. Aujourd’hui, le football ne marche pas comme ça. Ce n’ c’est passé la playstation”.

Nicolas Boffredo notamment du doigt l’arrivée de la superstar Lionel Messi à l’été 2021 : “Les dirigeants ont peut-être oublié d’acheter des joueurs que servent vraiment au club. Le PSG, ce n’est pas la maison de retraite, la fête, les sorties”. Le président du Collectif Ultras Paris souhaite “un patron qui prend des décisions, qui sache sanctionner des joueurs qui font n’importe quoi”. Il pointe aussi la responsabilité de l’entraîneur Mauricio Pochettino, “qui n’assume pas ses choix” et celle des joueurs, “Qui n’ont pas une attitude de guerriers”.

Add Comment