Le Bayern Munich s’offre Julian Nagelsmann, entraîneur le plus cher de l’histoire du football

Signataire au Bayern Munich, Julian Nagelsmann est devenu le plus grand entraîneur de l’histoire du football. Un record qui symbolise le parcours époustouflant du jeune coach, mais aussi la rareté d’un mouvement téléphonique.

Si le joueur de football le plus cher de l’histoire, Neymar, avait couté 222 millions d’euros au PSG en 2017, l’entraîneur le plus onéreux ne valait, lui, “que” 15 millions d’euros. Une belle petite somme d’argent qu’avait déboursée Chelsea à l’été 2011 pour arracher le jeune André Villas-Boas à Porto. Mardi, après le transfert de Julian Nagelsmann qui a signé cinq ans au Bayern Munich, il lui a rappelé les techniciens portugais qui avaient doublé, puisque le Bayern avait décidé de payer le montant de la clause libération de l’entraîneur (trois) à la manière de 33 ans, soit 25 millions d’euros.

Un parcours de jeune premier suivi en Allemagne et dans toute l’Europe

Plus jeune entraîneur de l’histoire de la Bundesliga, il avait réalisé pour la première fois à la Ligue des champions. Ainsi, le 19 septembre 2018, face au Shakthar Donetsk, est devenu le plus jeune entraîneur de l’histoire de la C1. Précoce et talentueux, les deux atouts qu’il fallait pour taper dans l’œil du RB Leipzig. A l’image d’un effet jeune et prometteur, Nagelsmann a signé dans son nouveau club en 2019. Pour sa première saison, il entraîne le club en demi-finale de la Ligue des champions, dominé par le Paris SG à Lisbonne, et bat un nouveau record de précocité. Troisième de Bundesliga, il s’est qualifié comme nouveau pour la C1 ou a été éliminé dans certaines finales par Liverpool. Longtemps séoul ​​adversaire cette saison du Bayern Munich en championnat, le RB Leipzig devrait terminer cette année en dauphin solide des Bavarois. Adepte d’un jeu fluide et des relances propres depuis la défense, il pourra enfin compter sur un véritable neuf numéro, en la personne de Robert Lewandowski à Munich, ce qui lui faisait défaut cette saison avec Leipzig.

Acheter un entraîneur, une initiative pas si commune

La profession d’entraîneur est vraiment en décalage avec celle de joueur. Pourtant, le technicien est au moins aussi important que les joueurs. Si ce n’est plus dans certaines formations, Nagelsmann en est parfaite l’illustration avec Hoffenheim puis Leipzig. Il est en fait assez rare qu’un club, même chez les grosses cylindrées, débourse le moindre centime en indemnités de transfert pour s’attacher les services du coach de ses rêves. Souvent, ce sont les limogeages et les démissions qui orchestrent le jeu des chaises musicales entre les différentes bancs du monde. De manière générale, les formations qui souhaitent insuffler une nouvelle dynamique dans leur zone technique mettent sur un entraîneur libre ou en fin de contrat.

Pep Guardiola, probablement l’entraîneur n’est pas la valeur marchande est la plus élevée, jamais coûté d’argent en transfert ni à Barcelone, ni au Bayern, ni à Manchester City. Jamais aucun ne s’est installé sur lui, si ce n’est peut-être pas le Paris SG, pour l’arracher au milieu de son contrat, pourtant monnaie courante chez les joueurs. José Mourinho, qui a remporté un incroyable triplé Coupe-Championnat-Ligue des champions avec l’Inter Milan en 2010, a également eu la chance d’avoir envoyé des millions d’euros au Real Madrid. Dans le même temps, Sami Khedira était acquis 14 millions d’euros pour la Maison Blanche après Stuttgart. Seulement quatre entreineurs ont dépassé la barre des dix millions d’euros : Nagelsmann et Villas-Boas donc, ainsi que Brendan Rodgers du Celtic Glasgow contre Leicester pour 10,5 millions en 2019 et Ruben Amorim de Braga contre le Sporting Portugal pour 10 millions en 2020 .

D’ailleurs, sur le sitetransfermarkt.fr,s’il est attribué une valeur marchande à chaque joueur, même dans des divisions inférieures, on ne peut pas savoir à combien sont évalués Guardiola, Mourinho ou Nagelsmann. Le transfert de celui-ci pourrait démocratiser ce procédé et faire en sorte que le marché des coachs imite les joueurs. On rapporte que l’achat de Villas-Boas pour Chelsea n’a pas participé à vulgariser les indemnités de transferts pour les entreîneurs. Cependant, le Bayern est traditionnellement connu pour être assez proche de ses sous et de ne pas se laisser aller à des dépenses folles, choisi inhabituelle pour un grand d’Europe. Que le club bavarois se lance dans une aventure telle pécuniaire signifie peut-être que l’acquisition d’entraîneur aura tendance à se développer.

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