Coupe du monde 2022 : les supporters de football Europe et Amnesty International France exigent le respect des droits du travail au Qatar

Déclaration conjointe : Football Supporters Europe (FSE) / Amnesty International France

A quelques coups d’envoi de la Coupe du Monde de football, le statut des travailleurs migrants ne s’améliore pas dans le pays, le Qatar. Ou, encore une fois, c’est la dernière chance qui nous reste d’attirer l’attention du monde entier dans les conditions des catastrophes ouvrières. Avant qu’ils ne retombent dans l’oubli.

Depuis plusieurs années, Football Supporters Europe (FSE) et Amnesty International ont chacun de leur côté alerté sur les violations des droits des travailleurs au Qatar. Nous multiplions les alerter sur l’intention de la Fédération internationale de football (FIFA), plus jusqu’ici en vain ou presque. Nous voulons nous unir en force dans cette dernière ligne droite.

Au niveau européen, nous deux organisations communiquons et échangeons régulièrement, précise Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France (AIF). Le sens de l’engagement de FSE est remarquable. Ils sont la preuve que le respect des valeurs du football et des droits humains sont totalement compatibles. C’est pourquoi nous avons choisi, en cette année de Coupe du monde, d’engager ce combat commun au niveau national.

« Nous suivons de près les recherches d’Amnesty International sur les droits humains au Qatar que sont étayées et reconnues, Précise Ronan Evain, directeur général de FSE. Tant que l’organisation de supporters est présente dans l’un des cinquante pays européens, il est essentiel pour nous que les Fédérations Nationales soient l’Ecoute des Préoccupations. Les supporters et le football en France souhaitent que le sujet soit porté au sein de la Fédération française de football (FFF) : les droits humains nous concernent tous. »

Il est plus que temps d’informateurdepuis sensibilisantré’alerter les supporters english des enjeux des droits humains au Qatar. “Nous avons moins d’un an faire changer les choix sur le terrain au Qatar pour les travailleuses et travailleurs migrants, soulignent nos deux organisations. La FFF comme la FIFA doivent nous relayer des recommandations pour que les violations des droits cessent au Qatar et prennent des engagements fermes sur le respect des droits humains. »

Nous deux organisations et laissons organiser une rencontre entre les responsables d’Amnesty International en charge du suivi sur le Qatar et des représentants de supporters français, et nous allons poursuivre ce travail tout au long de l’année qui vient.

Le contexte: Que ce soit sur les chantiers des stades ou des hôtels destinés à accueillir des spectateurs et joueurs, dans l’ensemble des entreprises qataries, ou encore chez les particuliers qui exploitent des domestiques, les travailleurs migrants sont toujours dépendants du bon vouloir de leurs employés. En cas de défection, ces derniers peuvent par exemple toujours les poursuivre pour «Délit de fumée», et il leur est très difficile de manifester. Pire, les conditions extrêmes de travail (chaleur suffocante, temps de pause limités, etc.), notamment sur les chantiers du Mondial, ont amélioré la mort de milliers d’entre eux. Le Qatar refuse de reconnaître sa responsabilité en cas d'”accidents”, et garantit une indemnisation aux familles des victimes.

voir Relation RÉALITÉ CHECK 2021 : UN AN POUR LA COUPE DU MONDE 2022 disponiblele sur ce lien.>

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