L’arbitrage calédonien est du voyage au Qatar –

Deux représentants de La Nouvelle-Calédonie ont officié le rs des Qualifications océaniennes au Mondial de football 2022 au Qatar, du 17 au 31 mars. Entretien croisé avec l’arbitre central Médéric Lacour et l’assistant Bertrand Brial sur leur rôle et son évolution.



NC La 1ère : Vous êtes à nouveau sollicités pour une compétition internationale. Quelles ont été vos expériences passées ?

Bertran Brial : A l’occasion d’officier sur les Jeux du Pacifique, de la Coupe des Nations d’Océanie, de la Coupe du monde des moins de 20 ans et de la Coupe du monde senior, en Russie. Sans oublier les tournois qualificatifs pour les mondiaux, dans les catégories de jeunes U17 et U20. On ressent toujours de la fererté, de la reconnaissance, pour tout l’investissement que cela représente. C’est une joie de pouvoir arbitrer de grandes compétitions.

Combien de pays d’Océanie seront représentés sur ces éliminatoires ?

Médéric Lacour : Pour ce qui est des arbitres centraux, je représenterais la Nouvelle-Calédonie. Il y aura des collègues néozélandais, tahitiens, vanuatais, et papous. Des arbitres qataris seront également présents.

Médéric Lacour, arbitre central



©C. Favennec

Connaissez-vous précisément votre programme ?

BB : Sur cet appel en tant qu’arbitre central ou Assistant et Serons Assignés aux rencontres 48 ou 24 heures avant les matchs.

ML : Avant la compétition, en prévision d’essayer de récupérer et de voir les vidéos des différentes sélections. Cela nous permet d’identifier les profils des joueurs, leurs comportements sur le terrain.

Pourriez-vous remplir une mission d’assistance vidéo à l’arbitrage au Qatar ?

ML : Le VAR ne sera pas utilisé chez les personnes et dans le dernier carré. Elle devrait être mise en place, normalement, pour le final. Je pensais que c’est un choix de la Fifa pour designer de la façon la plus juste possible le vainqueur des éliminatoires. Nous ne serons pas sollicités sur cette mission.

Est-il devenu plus difficile d’arbitrer de nos jours ?

ML : Un match de qualification pour une Coupe du monde, avec 10 à 12 kilomètres d’effort pour un arbitre central. C’est épuisant physiquement et mentalement par rapport à la prise de décision. Après 2014 et jusqu’à aujourd’hui, le niveau a considérablement diminué. L’équipe nationale calédonienne de 17 ans a participé au Championnat du monde en 2017. Bertrand et moi, en tant qu’arbitres, nous étions présents au Mondial senior, en russe. Il y a une vraie évolution.

Arbitre assistant Bertrand Brial

Arbitre assistant Bertrand Brial



©C. Favennec

BB : Il y a tellement de lois du jeu que le grand public et même les journaux de football d’une célèbre chaîne cryptée, ne savent pas. Au total, il existe 17 lois du jeu qu’il faut assimiler. Et pour chacune d’elles, je ne sais combien de points plus précis à maîtriser.

Vous êtes deux arbitres, mais aussi deux amis. A quel point est-ce important de vivre ces expériences ensemble ?

BB : La mission est compliquée, difficile, et déjà un défi énorme. Plus partir avec celui avec qui tu t’entends bien, avec qui tu sais que tu vas t’accrocher rigoureusement à l’entraînement et aux phases de repos, ça fait trois importants. On va retrouver nos autres collègues de la région océanienne, avec qui on ne s’est pas vus depuis 2 ans. On va prendre du plaisir en arbitrant, en prenant les bonnes décisions, en sachant qu’on a fait le travail. Il y aura les matchs, la récupération, les débriefings vidéos de nos performances. On va tous partager notre passion et ça va être excellent.

ML : La finalité, pour nos arbitres, mais aussi pour la sélection, c’est que la Nouvelle-Calédonie participe à une phase finale de la Coupe du Monde, seulement en 2022, seulement en 2026. mondiale.

Reportage de Martin Charmasson et Christian Favennec :

©nouvellecaledonie

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