Bis! Rejoint sur le fil à Strasbourg, le PSG a toujours des soucis de mental

Au Stade de la Meinau à Strasbourg,

revenir. Le mot était sur bien des lèvres, vendredi soir à Strasbourg. Où le PSG a encore craqué et vu fondre son avance de deux buts en vingt-cinq petites minutes. De 3-1 à la 68e minute à 3-3 à la 92e minute. Incroyable mais cette fois sans grande conséquence puisque le club parisien est déjà champion de France depuis la semaine dernière.

C’est donc (déjà) là que l’analogie avec la fessée reçue à Barcelone en 2017 (6-1) s’arrête. Non, il n’y a pas eu la moindre humiliation subie par Verratti et les siens en Alsace. Juste un petit accroc qui vient rappeler ce mal que semble profond : le Paris Saint-Germain n’est jamais à l’abri dans une rencontre.

Pourquoi? Mauricio Pochettino n’a pas voulu parler de « panique » après la fête. « Non, on n’a pas paniqué. C’est le football », a répondu avec sa verve désormais légendaire le coach argentin. Qui avait déjà eu le même disours insipide au micro de Prime : « On a pris deux derniers buts mais ça ne change pas ma vision : nous avons fait un très bon match ».

Peut-être, et encore, si le chrono s’était arrêté avant l’égalisation strasbourgeoise de Caci… Mais les nouveaux champions de France ont donc encore signé une prestation inachevée. Avec un Mbappé viril et auteur de ses 23e et 24e buts en Ligue 1 cette saison, une action de trois grandes classes conclue par Hakimi (1-2, 64e), un Messi qui défilait sans cesse… puis cet effondrement final.

Sergio Ramos était pourtant là…

Alors, que s’est-il donc encore passé dans les têtes parisiennes ? Car il y avait cette fois un vrai patron en défense avec Sergio Ramos, dos buts d’avance, pas de Neymar en feu en face, pas de bourde de Donnarumma. Bref, rien ne présageait une telle issue ! « Dommage C’est. On a fait ce qu’il fallait, on a mené au score, on a creusé l’écart mais pas su garder ce résultat », d’après son côté Kylan Mbappé. « Il faut féliciter Strasbourg qui n’a pas laché […] On a peu donné le bâton pour se faire battre mais il ne faut pas enlever le mérite à cette équipe. »

L’attaquant français a raison et la donnée ne soit pas être sous-estimée : les Alsaciens avaient un résultat à décrocher, eux. Pas le PSG, qui n’avait rien de précis à jouer à la Meinau quand le Racing est à la lutte pour une place en Coupe d’Europe. Dans la même veine, cette équipe dirigée par Julien Stéphan avait aussi fait craquer Rennes dans la dernière demi-heure il y a une dizaine de jours (2-1).

Assez d’explications ? Not car les Parisiens n’ont une nouvelle fois pas su mettre à l’abri quand ils en ont eu l’occasion. Sur l’une de ses deux seules accélérations de la soirée, Messi a buté sur Sels (89e) et derrière, aucune sérénité n’a transpiré chez les partenaires de Marquinhos. Jusqu’à ce nouveau coup de poignard final. Comme si le mal, mental, était incurable au sein de cette équipe.

«On n’explique plus rien, on est champion», un rappel balayé de Mbappé. « On a eu un creux dans je leur ai dit, quinze dernières minutes qui ont été fatales. Mais ce n’est plus le moment d’expliquer les choix. » C’est un peu tard, oui : le PSG a déjà fini la saison.

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