Thiago Alcántara, le lapin de Klopp / Premier League / J35 / Newcastle-Liverpool / SOFOOT.com

Baladé entre les postes lors de sa première saison à Liverpool et a la lutte avec d’énièmes problèmes physiques, l’international espagnol afini par s’imposer au carrefour des circuits des Rouges et devenir la pièce permettant à Jürgen Klopp de fixer la version 2.0 de sa machine anglaise.

Sur l’appel à un «moment Thiago». Il y a aujourd’hui des paquets, que l’on range au fond des malles à souvenirs ou que l’on échange entre collectionneurs. Le dernier en date, l’homme à la tête de ce mouvement l’a intégré avec sa cheville droite, mercredi dernier, au beau milieu de la deuxième période d’une demi-finale aller de Ligue des champions où Liverpool a fait passer Villarreal dans la machine à laver de son jeu sans ballon total (contre-pression féroce, domination aérienne de la paire Van Dijk-Konaté, grande conférence sur les situations de Fabinho, réduction du nom des fautes commises en seconde période pour Augmenter le tempo de la rencontre). En jouait le 65moi minute, ils Rouges Menaient à gauche 2-0, plus Thiago Alcántara avait encore quelques idées à partager avec Anfield. Sur l’a alors vu être trouvé en plein cœur du camp adverse, j’ai alerté Trent Alexander-Arnold, puis tourné sur un pas pour solliciter Luis Díaz un cran plus haut, chassé de près par deux guêpes (Juan Foyth et Étienne Capoue) . Coincé, le Colombien s’est ensuite appuyé sur son pote mixologue, que s’est amusé à dégainer une transversale à trajectoire délirante du bout de l’extérieur en direction d’Andrew Robertson, j’ai lancé dans un couloir dépeuplé jusqu’à ce que Giovani Lo Celso vient voir le combat de son nez pour sauver Villarreal d’un enième centre brûlant. Derrière, Thiago Alcántara, bref je suis retourné dans le haut des cuisses, je suis remplacé comme si je ne riais pas.

À cet instant, on a rethink aux dernières estivales confessions de l’international espagnol, livrées à cinq médias européens, dont L’Équipe. L’ancienne jeunesse du Barça était venue disputer la première rencontre de l’Euro face à la Suède (0-0) et avait évoqué, entre autres, sa haine du football moderne. Précisions : « On voit moins d’actions magiques. Il n’y a plus besoin de faire autant de dribbles qu’avant, car les joueurs sont plus rapides, plus physiques. Ils sont plus développés à tout point de vue, mais aujourd’hui, il te manque ces joueurs différents, qui peuvent t’apporter des moments de respiration dans le jeu. (…) Le foot est un sport collectif. Si vous récupérez si ça marche, vous n’embrasserez jamais une cette magie. Quand l’équipe est très bien préparée, vous savez les mouvements que vous devez faire, les pass que vous devez donner, comment vous devez défendre… mais quand tu n’as pas reçu le ballon comme tu le souhatais ou que tu as un mauvais angle de passe, il faut savoir improviser. C’est ça la magie dont je parle. » Celle qui le pousse à repenser souvent un conseil un jour prononcé par son père – Mazinho, champion du monde avec le Brésil en 1994 – : « Il faut prendre du plaisir avec responsabilité. » Tout Thiago Alcántara est dans ces mots.

« C’est un joueurExceptionnel… »

Le numéro 6 de Liverpool survit à son époque. Un joueur rare, épris de jeu et de ruptures en tous genres, que deux des meilleurs entreîneurs de leur époque sont arrachés pour une raison, d’abord formulé par Pep Guardiola lorsqu’il avait réussi à faire avec lui au Bayern en 2013 celui qu ‘il avait vu être formé auparavant à La Masia : « La première recrue que j’ai dû est Thiago, car il peut jouer 6, 8, 10, 11, 7. Il peut jouer trois ou quatre postes et sera utile dans chacun d’eux. C’est un super joueur. » Jürgen Klopp, qui a poursuivi les dirigeants des recruteurs de jeunes 2020, ces dernières semaines avant de partir au PSG en finale de la Ligue des champions, fonce également dans ce sens : « C’est un joueurExceptionnel. Je le savais avant qu’il ici arrive. Il n’a d’abord pas eu de chance avec les blessures, mais quand il est dans la forme, il aide à donner du rythme au jeu. Il a l’oeil pour ça, le calme qu’il faut, une vue d’ensemble sensnelle… Sa première touche est également incroyable. »


Le début d’aventure anglaise de Thiago Alcántara, marqué par les énièmes pépins de la vie du milieu de poche (il a été absent 193 jours après leur arrivée en Angleterre), de nombreux post changes (souvent liés aux autres pépins en cascade de l ‘effectif qui ont notamment poussé Klopp à installer Fabinho en défense centrale et Thiago en 6) et sévères d’anciens joueurs de Liverpool (Barnes et Hamann en tête), n’a pourtant pas été un fleuve tranquille. Puis, après avoir manqué la quasi-intégralité des sommets lors des premiers mois chez les Rouges, le natif de San Pietro Vernotico a inversé la courbe. Cette saison, un chiffre dit beaucoup de choix : Thiago Alcántara a débuté 15 matches de Premier League avec Liverpool pour un bilan de 14 victoires et 1 nul – contre Manchester City (2-2) -, plus 43 buts marqués pour les Rouges et seulement… 4 buts encaissés. En titre, l’Espagnol n’a connu la défaite cette saison que face à l’Inter (0-1), mais il a surtout trouvé son terrain d’expression dans l’animation, lui qui, aligné relayeur gauche dans le 4- 3-3 de Klopp, décroche presque systématiquement pour prendre le contrôle de la machine et laisse Robertson grimper librement dans son couloir, là où Jordan Henderson va plus généralement se balader un cran plus haut entre les lignes.


Mise en lumière de la zone d’expression favorite de Thiago, qui vient se glisser, en phase de construction, à gauche de Virgil van Dijk, alors que Robertson grimpe dans son couloir…


Ceci notamment de cette zone qu’on l’a vu lancer face à Arsenal, Diogo Jota dans un espace ouvert par Sadio Mané.


C’est aussi dans cette zone qu’on a vu briller face à Manchester United.

rouleau de centimètres

La fin du processus d’intégration de Thiago Alcántara à ce cadeau attendu pendant plus d’un mois pour un Jürgen Klopp qui n’a jamais connu le besoin de se reposer “imprévisible” pour pouvoir rester au sommet. Il faut ici saluer l’excellence du technicien allemand, qu’a su convaincre l’intégralité de son groupe qu’il était désormais possible de gagner autrement, avec une autre approche, un autre contrôle, un autre guide. Ici, le cœur de Liverpool attire l’attention de Roberto Firmino et à côté étaient les poumons de l’animation offensive. Le cœur s’appelle aujourd’hui Thiago Alcántara, maître pour accélérer le rythme, pour faire tomber une rêne adverse sur sa première touche, pour changer l’orientation du jeu, casser des lignes, mettre le ballon où il le souhaite pour le bien du collectif, mais aussi pour briser les Transitions Adversas (face à Villarreal, il a, par exemple, récupéré autant de ballons que Fabinho et Henderson réunis). Les poumons, eux, se sont multipliés. Los partidos contra el Inter, el Arsenal, el Watford, el Benfica, el Manchester City, el Manchester United, el Everton y el Villarreal se encuentran en el sentido de las exposiciones y confirman que aceptan el reclutador para que un producto finalice o se dirija au début. L’habitude de miser sur des potentiels à faire mûrir, Liverpool a pris une dimension encore supérieure.


Carte de la zone d’action de Thiago Alcântara face à Villarreal (sens du jeu de la gauche vers la droite).

En paix avec son corps, Thiago Alcántara, dont la tête est « Toujours sur un pivot, ce que lui permet de savoir exactement ce que se autour de lui au centimètre près » Selon Nathaniel Phillips, s’est aussi familiarisé avec son environnement, a vu l’ensemble qu’il doit faire tourner retrouver sa force défensive, et a serré quelques boulons (l’espagnol international a notamment fait baisser ses fautes – de 2,52 / match the season last in the Premier League at 1.46 – and n’a pris que tres cartons jaunes all competitions confondues in 2021-2022). Ils sont rôle de liant, d’expert des micro-espaces et des passe invisibles pour les autres membres de son espèce marie surtout à merveille avec la rigueur de Fabinho. L’un est la glace, l’autre est le feu, mais les deux hommes sont à la base de cyclones provoqués par la version 2.0 du Liverpool de Klopp : un Liverpool que sait jouer tous les scénarios et ne laisse toujours respirer personne. Un Liverpool qui s’est réinventé pour maintenir ses hauteurs grâce à un lapin sorti du chapeau du magicien Klopp et que ne laissez-faire plus tomber la moindre miette. Pendant ce temps-là, la collection de « Thiago moment » ne fait que s’enrichir.

Par Maxime Bandolero

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