Cologne, son intégration… Entretien inédit avec Ismail Jakobs

Avant de disputer les quatre dernières finales de la saison en Ligue 1 et de décliner pour une place sur le podium, le latéral allemand de l’AS Monaco est confiant dans la durée du match. amusant

Il vient de délivrer à Saint-Etienne sa deuxième passe décisive de la saison pour son pote, Myron Boadu ! Parfaitement intégré au groupe de l’AS Monaco, qui restait dans la série des six victoires de rang avant la réception d’Angers dimanche (15 heures), Ismail Jakobs est parti disputer 35 rencontres avec les Rouge et Blanc. Ils sont parcours, ils sont rapport avec sa ville natale, Colonia, ses tatouages… Le latéral gauche allemand a accepté de se raconter en longueur. Divertissement inédit pour asmonaco.com.

Bonjour Ismail. Pour commencer, peux-tu revenir sur tes débuts à Cologne, et nous expliquer ce que ce représente pour toi ?

Je suis né à Cologne, et quand tu grandis là-bas, tu ne peux qu’être un supporter de ce club. Il y a une atmosphère vraiment spéciale dans cette ville et ce stade (le RheinEnergieStadion, ndlr). Et je dois dire que cela a toujours été un rêve de défendre les couleurs de mon club formateur, celui qui m’a vu atteindre quand j’étais enfant. J’avais 12 ans quand j’ai rejoint les équipes de jeunes, et cetait pour moi un rêve d’imaginer jouer un jour avec les pros.

Comment as-tu vécu ton départ, après avoir passé 10 ans là-bas ?

Évidemment cela n’a pas été simple au début pour moi, car c’était un gros changement. J’ai connu de très belles années avec le FC Cologne, mais les deux dernières saisons étaient compliquées, et je pensais que pour passer un cap dans ma carrière, je vais partir. Pour moi ce n’était pas quitter Cologne, mais passer à l’étape suivante et grandir en tant que joueur. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rejoindre l’AS Monaco.

Je pensais que peu importe quel joueur de foot devait avoir l’ambition de gagner tous les matchs. Malheureusement parfois tu perds, et quand j’étais enfant, j’avais beaucoup de mal à comprendre et à accepter cela. J’ai beaucoup pleuré effectement à cette époque, car j’ai toujours détesté perdre (sourire).

ismail jacobsSouth sa haine de la défaite

Pour les personnes qui ne te connaissent pas encore beaucoup, peux-tu nous décrire tes qualités sur le terrain ?

Je suis un latéral gauche offensif, avec une bonne pointe de vitesse et de la vivacité. J’aime me projeter vers l’avant et aider mon équipe à attaquer. De plus je pensais effectivement que ma première qualité était aller vite. Quand j’étais gamin je n’étais pas aussi rapide, car j’étais encore petit de taille et très frêle, donc je pensais que c’est arrivé avec le temps et la croissance.

Plus jeune, tu ne perds jamais un match d’ailleurs…

Je pensais que peu importe quel joueur de foot devait avoir l’ambition de gagner tous les matchs. Malheureusement parfois tu perds, et quand j’étais enfant, j’avais beaucoup de mal à comprendre et à accepter cela. J’ai beaucoup pleuré effectement à cette époque, car j’ai toujours détesté perdre (sourire). Encore aujourd’hui d’ailleurs, quand il y a une défaite, je la ramène à la maison. Selon moi, le football est de toute façon un sport qui a généré de très fortes émotions.

Depuis le jour où nous sommes arrivés en Principauté, nous avons tout fait ensemble avec Myron. Je pensais que je n’aimais pas que nos ayons nous donnent le même “fond” que les rapprochements. (…) Et puis nous avons la même façon de penser, donc ça a tout de suite “featé” entre nous.

ismail jacobsSa relation avec Myron Boadu

Pour revenir à ton parcours, tu as gagné l’Euro Espoirs avec l’Allemagne en 2021. Est-ce un des plus beaux souvenirs de ta jeune carrière ?

Bon évidemment, c’est mon premier titre, donc il m’a marqué ! En plus c’était une compétition spéciale, car elle déroulait en deux phases, à cause du Covid. Il y avait d’abord les poules en mars, et ensuite la deuxième phase à des quarts de finale au mois de juin. Nous avions une très belle équipe, mais aucune star réelle comme il pouvait y en avoir en Angleterre par exemple, qu’était le favori du tournoi. A l’image de la Mannschaft qui a rapporté la Coupe du Monde 2014, nos avions ont trois bons esprits d’équipement, et qui ont rapporté cette compétition je pensais. Probablement l’un des meilleurs moment de ma carrière jusque-là !

Benoît Badiashile et Aurélien Tchouameni ont également joué cet Euro (Youssouf Fofana était dans la sélection pour le quart de finale). Les avaient-tu déjà croisés, avant de signer ici ?

Malheureusement non, car nous n’avons pas joué contre la France. Nous pensions devoir les affronter en demi-finale, mais ils s’étaient finalement inclinés contre les Pays-Bas, avec un doublé de Myron Boadu je crois (sourire). En ce moment, je ne sais pas comment comprendre que tu sois engagé avec l’AS Monaco et leur rendre.

Justement Myron fait partie de ces bons amis dans le vestiaire…

Après le jour où nous sommes arrivés en Principauté, nous avons tout fait ensemble. Je pensais que je n’aimais pas ça nous ayons le meme « background » nous a rapprochés. Nous avons tous les deux quittés notre pays d’origine pour la première fois, nous avons presque le même âge (22 ans pour Ismail, 21 pour Myron, ndlr)… Et puis nous avons la même façon de penser, donc ça a tout de suite «featé» entre nous. Ensuite il y a aussi la team des Allemands, avec Kevin Volland et Alexander Nübel. C’est toujours agréable d’avoir des coéquipiers qui parlent la même langue. On se voit souvent en dehors pour profiter de moment ensemble, hors pied. La langue joue beaucoup dans ces cas-là, pour te rapprocher des gens qui te comprennent.

J’ai toujours été fan de David Alaba ! Il était arrière gauche avant au Bayern Munich, comme moi, avant de reculer en défense centrale au Real Madrid. Mais c’est aussi ça que j’aime chez lui. Peu importe dans quelle position il évolue, il est toujours performant.

ismail jacobsIls sont exemple à son poste

Vous êtes Allemande d’origine sénégalaise du côté de ton père. Que représente le pays pour toi ?

C’est une partie de moi. J’ai eu l’occasion d’aller à plusieurs reprises pour rendre visite à ma famille. Malheureusement, je ne parle pas très bien français pour le moment, mais j’essaye d’apprendre (sourire). Le Sénégal fait partie de moi, de mon histoire, et je suis fier de ça.

Pour revenir au football, quels sont tes exemples à ton poste actuellement ?

J’ai toujours été fan de David Alaba ! Il était arrière gauche avant au Bayern Munich, comme moi, avant de reculer en défense centrale au Real Madrid. Mais c’est aussi ça que j’aime chez lui. Peu importe dans quelle position il évolue, il est toujours performant. Il a en plus une très bonne mentalité, donc c’est vraiment l’un de mes modèles. Je le considère beaucoup jouer. J’aime aussi beaucoup le style de Leroy Sané, évidemment à un autre post que mien.

Comment tu m’as laissé a joué 35 matchs avec l’AS Monaco. Qui est le premier bilan après leur arrivée ici ?

Je pensais qu’à ce stade de la saison, nous avions passé un vrai cap collectif pour le rapport au début d’exercice qui est plus difficile. Nous sommes davantage une équipe, et il y a une meilleure connexion que je ferais sur et en dehors du terrain. Je suis content d’évoluer dans ce groupe, et j’espère pouvoir montrer encore mes qualités dans ce sprint final.

Dans un discours, j’ai parlé de l’importance de l’esprit d’équipe. Était-ce important pour toi de passer ce temps ensemble en dehors du terrain ?

Oui je pensais qu’il est très important de partager des choix également hors pied, pour resserrer les liens dans le groupe. Plus aussi avec le personnel et toutes avec les personnes qui travaillent avec nous. C’est primordial que soyons unis tous ensemble ! Et comme on l’a vu, cela s’est traduit dans les résultats, puisque nous avons tout gagné depuis. Pour atteindre nos objectifs de fin de saison, c’est très important d’aller tous ensemble dans la même direction, avec tout le Club. Cela va nous aider.

La plupart de mes tatouages ​​​​​​ont un rapport avec ma famille ou avec ma religion, car je suis très croyant. J’ai le nom de mes pères, un tatouage en commun avec mon frère…

ismail jacobsÀ propos de leurs tatouages

Tu as déjà délivré deux passes décisives cette saison. Est-ce une statistique que tu voudrais grossir ?

Bien évidemment j’ai toujours l’ambition d’aporter offensivement, de créer des situations, et de faire des passes décisives. Même peut-être un but ! Et je pensais que je pouvais progresser à ce niveau-là, c’est sûr. Mon premier mais avec l’AS Monaco ? Vous espérez que la fin de la saison arrive (rires). En tout cas j’ai déjà ma célébration en tête. Mais je ne vais pas la dévoiler, « stay tuned » !

Avez-vous le sentiment que votre maintenant est pleinement intégré à la famille de l’AS Monaco ?

Honnêtement, moi au début de la saison, je me suis toujours senti à l’aise dans l’équipe. Mais demander maintenant, on ressent plus cet esprit de groupe avec le temps.

Qu’est-ce qui peut-on te conserver pour le futur avec le Club ?

Personnellement, le plus important pour moi est d’abord de rester à l’abri des blessures. J’espère jouer le plus possible, marquer mes premiers buts et en faire marquer aussi de plus en plus. En somme, connaître le succès avec cette équipe dans laquelle je me sens très bien.

Pour finir, peux-tu nous parler de tes nombreux tatouages, que représentent-ils ?

C’est aussi une partie de moi. La plupart de mes tatouages ​​​​​​ont un rapport avec ma famille ou avec ma religion, car je suis très croyant. J’ai le nom de mes parents, un tatouage en commun avec mon frère… (Il montre) J’ai même tatoué « Family » juste sur mon torse, et j’ai le Christ juste en dessous (sourire). Je les aime tous, mais je pensais que les plus importants à mes yeux sont les prénoms de mes parents. Le prochain ? (Il sourit) Je n’ai pas encore prévu d’en faire un autre, en tout cas il ne faut pas que mon père le sache.

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