le changement, c’est flippant / Italie / Serie A / 28 mai 2021 / SOFOOT.com

La Serie A 2020-2021 arrive à Peine de Tomber le rideau que le football transalpin préférez déjà d’enchaîner les coups de théâtre : Gennaro Gattuso a dit au revoir A Naples pour rejoindre la Fiorentina, alors qu’Andrea Pirlo devrait faire gentiment sortir par Massimiliano Allegri à l’équipe de la Juventus. Antonio Conte a quitté son domicile avec des échecs à l’Inter après avoir signalé le premier Scudetto du club après 2010, après avoir été a priori promis à Simone Inzaghi. Mi-inquiétant mi-excitant pour un football transalpin trépidant à suivre, mais dangereusement instable.

C’est bien connu, Antonio Conte n’est pas un homme de compromis. C’est précisément en s’accrochant à ses principes – un mercato dispendieux, un tactique millimétré plan – que M C’est le premier entraîneur après 2012 à juste prendre la Juventus de son pied en Serie A.jeune a donc logiquement pris ses jambes à son cou. Antonio Conte, remplacé par Simone Inzaghi au sein du club lombard, ne veut pas d’une équipe au rabais. les tifosi Nerazzurri pas plus. Surtout quand la Juventus, elle, bûche pour rapatrier Massimiliano Allegri, l’homme qu’a entraîné deux fois la Vieille Dame en finale de C1 en 2015 et 2017. Il sera poursuivi s’il règne en Italie de l’Inter n’est pas prêt de s’achever, alors qu’il vient à peine de débuter.

entre brulée

C’est, en effet, une période de problème que s’annonce pour le club lombard. Déficit de 100 millions d’euros la saison dernière, celui-ci s’est résolu à emprunter 275 millions d’euros au fonds d’investissement américain Oaktree Capital pour remplumer sa trésorerie. Un cadeau empoisonné : si le club ne rembourse pas les temps ses échéances, il passera sous la coupe de son prêteur. Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui vécu par l’AC Milan, en 2018. Sous propriété chinoise, le club avait fini dans les griffes du fonds vautour Elliott management. La direction rouge et noir s’était alors trouvée incapable de rembourser les échéances de paiement du prêt qui diable Avait contracté auprès de ce géant de la finance américaine. Si Milan s’est depuis stabilisé sportivement et financièrement, je Rossoneri n’en sont pas moins devenus une équipe incapable de battre dans les plus hautes sphères du football continental. À ce stade, l’Inter aurait pu prétendre, si le club bleu et noir avait pu au moins conserver son effectif qui frôle l’excellence dans presque toutes les lignes.


Une ambition mort-née : à peine champion d’Italie, le club va devoir vendre. Les cessions de Marcelo Brozović et Christian Eriksen sont laissées envisagées par la presse transalpine, ce qui a considérablement affecté le milieu du terrain Nerazzurri. Un scénario en forme de trahison pour de nombreux tifosi, alors que le géant chinois de l’électroménager Suning – propriétaire du club depuis 2016 – avait dit vouloir refaire de l’Inter un club que pesant à l’échelle continentale. En réalité, c’est une épopée de Damoclès qui menace après le mois l’intérêt : La crise du coronavirus a complètement démenti les lettres d’investissement chinoises dans le football, notamment la liquidation pure et simple du Jiangsu FC, pourtant champion de Chine 2020. Un club justement détenu par Suning, avant qu’il ne soit délaissé qui manquait sans même s’être fatiguée à lui trouver un repreneur. Un abandon probablement encouragé en sous-main pour Pékin : le pouvoir chinois a en effet été poursuivi aux plus grands chefs d’entreprise du pays de recentrer leurs investissements sur leur cœur d’activité, au pays de Xi Jinping.

La Botte à l’envers

Résultat? L’Inter se retrouve face à la peur du déclassement, outre le fait que le football transalpin semble se rétrécir d’année en année financièrement face aux mastodontes que constituent la Premier League et la Liga. Il convient de cesser d’être poursuivi si, comme l’AC Milan, le club bleu et noir et le risque deviennent une deuxième place montante au niveau européen. Du moins, si un repreneur friqué et dépensier ne se manifeste pas pour réprimander l’équipe d’ici une à deux années. Si Calcio perd deux de ses trois géants, aucune formation ne semble en tout cas prédestinée à boucher l’appel d’air.

Ni l’Atalante – brillante, plus limitée économiquement – ni la Lazio ne paraissent, dans tous les cas, à la hauteur de la tâche. Le Napoli, qui est tout récemment séparé d’un Gennaro Gattuso parti pour la Fiorentina, navigue encore à vue. Même a choisi pour Roma, qui a choisi de faire confiance dans José Mourinho dont les méthodes s’avèrent déjà démodées depuis plusieurs années. Symptomatique d’un championnat où les plus grandes écuries peinent encore à faire confiance aux entreîneurs novateurs comme Roberto De Zerbi, qui a quitté Sassuolo pour le Shakhtar Donetsk ce Mardi.

Un sponsor désigné de la Juventus ?

Soustrayez Juventus, pour jouer les porte-étendards du football national au plus haut niveau européen. La Vieille Dame avait déjà pris le relais de la décennie précédente du leader du football italien en Europe, désormais le club du pays de Séoul à s’offrir des parcours de renom en Ligue des champions. Pour redresser la balayage, le club piémontais (quatrième cette saison) aurait donc décidé de refaire confiance à Massimiliano Allegri, si l’on en croit l’intégralité des médias sportifs italiens. Dans le même temps, la Vieille Dame annoncée était séparée de son directeur sportif Fabio Paratici. A l’origine de la place de Cristiano Ronaldo, il n’a pas viré et son salaire s’est accumulé sur les finances de la Vieille Dame dans le rouge vif (90 millions d’euros de déficit, les années 2020), celui qui ne fait désormais plus partie de la maison est souvent citée comme le premier responsable des achats de joueurs hasardeux que les bianconeri ont effectué ces dernières années. Si vous faites des erreurs sur vos commissariats, les Piémontais ne se reposent pas en même temps et sont aussi limités par les finances : le club blanc et noir dans son imitation de l’excellence managériale du Bayern et les possibilités pécuniaires des grands clubs anglais, PSG ou le duo Real/Barça. Alors, où vont donc les clubs de Serie A, qui n’ont pas rapporté le trophée le plus européen en 11 ans, une première, dans l’histoire du championnat ? Difficile à dire, mais même les plus optimistes doivent reconnaître qu’il comme déjà un parfum de déclin que tristement sur le football transalpin.

Par Adrien Canau

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