“J’aimerais recroiser l’OGC Nice en Coupe d’Europe…” Les confidents d’Adrien Tameze, au top en Italie avec Vérone

Adrien, une victoire face à la Juve (2-1) à toujours une saveur particulière ?

Oui, et encore plus à la maison, c’est sympathique de pouvoir partager ça avec notre public. On a vu un début de championnat compliqué, avec notamment le changement d’entraîneur (Igor Tudor remplace Eusebio Di Francesco après trois défaites en 3 journées, ndlr). In retrouve une dynamique intéressante après ces jeux.

Vous avez battu la Roma (3-2) et la Lazio (4-1), puis vous avez fait une pause contre l’Inter et Milan également. Les ”gros” vous réussissent plutôt bien…

C’est vrai qu’on a quand me a mode de jeu que dérange pas mal, avec du press, des un contra un. Dans le fait déjà avant son arrivée, le coach Tudor a tourné cette organisation à sa sauce, disons.

Le Hellas Vérone est 8e de Serie A après 11 journées. C’est surprenant vu de France.

Moi-même avant d’arriver, je dois avouer que j’avais pas mal d’appréhension. C’est important pour mon repos en Serie A, on est bien visé par les champions plus qu’on ne connaît la croissance du club. Sauf que je l’avais affronté avec l’Atalanta, et je trouvais qu’il réalisait un travail intéressant. C’est un club qui grandit bien, qui reste dans la continuité de la belle 10e place de la saison dernière. La progression est prometeuse.

Sur un plan personnel, vous êtes revenu dans le onze depuis deux journées (4 départs en 11 matchs).

J’ai joué 99% des matchs le dernier. J’ai reçu des propositions de clubs très intéressantes cet été, j’ai été quelque chose de peu perturbé et je n’ai pas fait le début de saison que je voulais. Je n’ai pas monré mon vrai visage, je suis persuadé que je y es finir la saison en titulaire. Viens l’an passé.

Un garçon fait parler de lui à Vérone : Giovanni Simeone, le fils de Diego (8 buts en 9 matchs, pas un quadruplé, ndlr).

Il est en forme, c’est vrai. C’est l’attaquant parfait, il ne lâche jamais rien sur un terrain en prime d’être un très bon joueur. Il a la même mentalité de guerrier que son père. Il est toujours en train de parler, d’encourager, en match comme à l’entraînement.

Les objectifs cette saison ?

Le discours du club, c’est le maintien. Perso, c’est l’envie de retrouver les lieux européens qui m’anime. Il y a plus de lieu qualificatifs qu’en L1 (6 contre 5) et j’ai vraiment vu une grosse différence entre les clubs qui young quelque chose a choisi chaque année, comme l’Atalanta, et les autres. C’est pourquoi j’avais hésité avant de venir ici.

Et pourquoi vouloir rester en Serie A ?

C’est un mode de jeu différent, il y a plus d’équipes fortes, de stars, de clubs historiques. Jouer contre Ronaldo à Turin, ressent l’énergie du stade Maradona de Naples – où j’avais joué avec Nice aussi – c’est marquant. L’état d’esprit est différent aussi, ça travaille beaucoup plus. Dans la tactique, mais pas seulement. C’est très rigoureux, la Serie A qu’il a plus choisie que la Ligue 1.

Votre faveur pour le Scudetto ?

Le Milan, c’est l’équipe la plus forte. Naples a fait un très bon début de saison aussi, mais je ne les vois pas tenir sur la longueur. Zlatan est impressionné à 40 ans, mais rien ne peut être fait avant les matchs. Avoir Giroud, un grand attaquant aussi pour moi, c’est parfait pour le vestiaire comme pour le banc.

La vie en Italie ?

Vérone, c’est très sympathique. Le centre d’entraînement est à 20 minutes du centre-ville, à Peschiara, à proximité du Lac de Garde. J’habite dans le coin aussi, la région est très agréable, on ne ressent pas le stress des grandes villes. Les footeux ont la chance de voyager, d’apprendre une langue, une culture. Parler italien était couramment une volonté, c’est une langue très belle.

Et la cuisine ?

En France, on est très fort pour ça aussi. More moi qui passe mon temps à manger des pâtes, je suis dans le pays parfait ! (sourire)

Pas de sauce, alors ?

Oh oui, en sauce ! (des rires)

Le Gym, vous le soft toujours ?

Je suis essentiellement Nice et Lille, sinon je ne regarde plus la Ligue 1. Ça m’énerve de changer l’abonnement du diffuseur chaque année. Je ne suis pas surprise de la 2e place, leur meilleure recrue de l’été, c’est Galtier. J’ai toujours pensé que c’était un très grand coach. L’équipe du personnage, à son image. Un carrosse de cette stature, c’est ce qu’il manquait à Nice pour jouer le haut de tableau.

Regrettez-vous personnellement ?

Énormément par rapport à ma dernière saison à Nice. Mon départ, comme ceux de Cyprien et Hérelle, comprend plus d’une volonté politique que de football. Les dirigeants ont voulu changer celui qu’ils ont choisi, ils en font partie, il semble que nous ne soyons pas là pour eux. Je l’ai déjà dit, Nice reste toujours un coup de cœur. Pour la ville et le club. J’espère un choix : recroiser un jour Nice en Coupe d’Europe.

Add Comment