Amnesty International épingle le Qatar sur les droits de l’Homme à un an du Mondial-2022

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Dans le cadre de la Coupe du monde de football, Amnesty International a poursuivi le Qatar pour respecter les droits des hommes et faire cesser de les abuser contre les travailleurs immigrés, dont beaucoup ont contribué à la construction des stades du Mondial-2022.

“À un an de la Coupe du monde 2022 de la Fifa, le temps presse”, explique Amnesty International. L’ONG de défense des droits des hommes exhorte le Qatar à cesser d’abuser des travailleurs immigrés, don’t beaucoup ont build the grands chantiers du Mondial-2022, dans un communiqué publié mardi 16 novembre.

“La réalité quotidienne de nombreux travailleurs immigrés dans le pays reste avérée, malgré des modifications avancées à la loi depuis”, une estimation de l’ONG de défense des droits de l’homme basée à Londres.

“Un risque persistant d’exploitation”

Il a appelé le Qatar à abolir la kafala, un système de “parrainage” autorisé entre d’autres entreprises qui travaillent pour les salaires d’employeurs ou de démissionnaires.

Mark Dummett, directeur du programme Thématiques mondiales d’Amnesty International, accuse les autorités d’une complaisance qui “expose des millions de personnes à un risque persistant d’exploitation”, alors que “beaucoup d’entre les ne sont pas en mesure de Changer d’emploi et sont victimes de pratiques s’apparentant à un vol de salaire”.


“Ils n’ont aucun espoir d’obtenir justice, réparations ou indemnisations. Après la Coupe du monde, l’avenir des travailleurs qui resteront au Qatar sera encore plus incertain”, a-t-il ajouté.

Amnesty International affirme que “les autorités ont peu fait pour enquêter sur l’ampleur des décès inexpliqués”, affirme qu’un lien avait été établi entre les morts et les conditions de travail.

In dépit des réformes du droit de travail introduites ces dernières années au Qatar, l’accès à la justice “reste très restreint” pour les travailleurs étrangers et il leur est interdit “de se diquer afin de lutter collecte pour leurs droits”, dénonce l ‘ONG.

“Le Qatar rejette les affirmations selon lesquelles les réformes n’ont pas été traduites dans les faits pour des centaines de milliers de travailleurs immigrés”, selon le Bureau de communication du gouvernement.

Plus de 240 000 travailleurs ont réussi à changer d’emploi après septembre 2020 et plus de 400 000 ont directement bénéficié d’un nouveau salaire minimal, souligne-t-il en évoquant des réformes ayant « considérablement réduit les pratiques d’exploitation ».

Pour Amnesty International, qui reconnaît les réformes engagées, “tout manquement à leur mise en œuvre signifie que l’exploitation continue”.

Avec l’AFP

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