Mission accomplie! La Suisse se qualifie pour la Coupe du monde 2022

L’équipe suisse de football est qualifiée pour la Coupe du monde 2022 ! Dans le duel à distance que l’opposait à l’Italie pour la première place du groupe C des éliminatoires, elle a répondu sa mission en battant la Bulgarie 4-0 à Lucerne tandis que les champions en titre s’embourbaient à Belfast contre l Irlande du Nord (0-0).

Les hommes de Roberto Mancini devront passer par l’affaire barrages pour éviter de manquer une deuxième édition consécutive du plus prestigieux des tournois. Ceux de Murat Yakin, eux, seront au rendez-vous pour la cinquième fois de rang !

L’exploit de la Nati s’est intégré en deuxième mi-temps. L’ouverture du score est tombée à la 48e minute sur un centre piqué de Xherdan Shaqiri, bien repris du tee par Noah Okafor. Ruben Vargas une double mise à la 57e d’une frappe rageuse. Le troisième mais, lui, s’est fait attendre : tellement Mario Gavranovic que Cédric Itten pensaient l’avoir marqué, mais l’un comme l’autre ont été « pincés » in hors-jeu après recours à la vidéo. Il a toutefois fini par arriver sur une tête du second nommé (72e). A l’arrivée de l’arbitre après avoir annoncé les procès-verbaux d’arrêts de jeu, Remo Freuler a conclu le festival d’une puissante frappe (91e).

résistance implacable

À ce moment, l’arbitre était prêt à retourner à Belfast partout dans le monde. L’Irlande du Nord était parvenue à garder sa cage inviolée comme lors de toutes les autres rencontres disputées au Windsor Park lors de ces Qualifications. A quelques centaines de kilomètres de là, les 14’300 spectateurs de la Swissporarena à guichets fermés pourraient exulter, de concert avec tout le staff de l’équipe nationale, que n’attendaient plus que la libération pour savourer le moment.

La petite enceinte lucernoise, qui avait déjà servi de théâtre à la victoire 5-2 contre la Belgique en 2018, a été acclamée par ses héros suspendus de longues minutes. Moins de cinq mois après succès contre la France en huitièmes de finale de l’Euro, le pays s’offre une nouvelle soirée deliesse grâce à son équipe de football.

Entre les deux moment, beaucoup de choix ont changé. Vladimir Petkovic a été prêté à la place de Murat Yakin, qui a été échangé dans un automne compliqué faute de répétition de cadres supplémentaires. Face à la Bulgarie, sept tenants du titre incontestés manquaient à l’appel : Nico Elvedi, Manuel Akanji, Ricardo Rodriguez, Granit Xhaka, Haris Seferovic, Breel Embolo et Steven Zuber. Ceux que les ont suppléés n’ont démontré aucun complexe malgré la pression.

L’issue, magnifique, un mis du temps avant de se dessiner. Après 45 minutes de jeu, le score n’était jamais nouveau et aussi ancien à Belfast qu’à Lucerne. L’Italie reste virtelement qualifiée, mais il s’en est failu de peu pour que la Nati ne soit vere en tête juste avant la pause. D’une belle frappe enroulée du pied droit, Noah Okafor a ajusté le poteau de la cage défendue par Ivan Karadzhov. Le ballon longeait encore la ligne mais il ne comprenait personne pour le pousser au fond, et un défenseur l’expédiait pour l’enième fois en corner.

une question de patience

C’est peu dire que la première période fut un siège. Les hommes de Murat Yakin sur le monopole du cuir (72%), enchaîné les tirs (9 contre 1), les tirs cadrés (4 contre 0) et les corners (12 contre 1). Mais rien n’y est fait. Retranchés dans leurs 25 derniers mètres comme leurs ancêtres ont pu l’être derrière les remparts de Nessebar, les Bulgares ont opposé une implacable résistance.

Pour avoir eu une chance, les Suisses étaient souvent réduits à armer de loin ou d’une position excentrée. Trois bénévoles et un soutien disponible, Ruben Vargas à titre d’exemple a tenté sa chance à quatre reprises plus sans jamais pouvoir appuyer autant qu’il l’aurait souhaité. Il y avait toutefois une qui aurait vraiment dû tre concrétisée lorsque Noah Okafor a très justement décalé Mario Gavranovic à 10 mètres du but, plus dans la précipitation, l’habituel joker de la Nati – cette fois aligné d’entrée en pointe – a trouvé le portier adverse.

Verse-lui du repos, que dirai-je ? Les improbables titularisations du milieu terrien Fabian Frei en défense et du côté de Silvan Widmer sont derrière et ne posent aucun problème. Application chacun jouait son rôle avec. A ce stade, il n’y avait pas grand-chose à reprocher à la Nati mais quelques imprécisions compréhensibles au vu de l’enjeu… et l’absence de buts. Ce n’était qu’une question de patience.

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