Millwall, la bataille du “repaire”

Le District de Lewisham, c’est toute cette partie de…

Le District de Lewisham, c’est toute cette partie de la banlieue Sud-Est de Londres, qui s’étend de la Tamise jusqu’à Forest Hill et Crystal Palace. J’ai formulé un ordre de rachat obligatoire de l’emplacement qui sera aujourd’hui de parking les jours de match et accueille les VIP dans de tentes plantées à cet usage. Cet ordre de rachat est lancé au profit de “Renewal”, Promoteur à l’origine mystérieuse, appuyé sur des capitaux off-shore.

Miné par ses hooligans

Pour le club et son président, John Berylson, une telle opération est inacceptable, car elle empêcherait la vie sociale du club, paralyserait son école de football et entraînerait sa mort Certaine, alors qu’il se bat pour tenter de se remettre de sa relégation en Ligue 1 (D3), avec Neil Harris comme entraîneur.

« The Den », ce petit stade simple mais coquet, dresse ses murs gris, soutenu par ses structures jaune et bleu à quelques encablures de la gare de London Bridge, au bord de la voie ferrée, dans une zone de dépôts sans âme. Il constitue un point de répétition pour tous les “voyageurs” qui, le matin, rejoignent les quartiers de la City. Ils savent qu’ils peuvent commencer à ranger leurs affaires, pour aller s’engouffrer dans l’une des deux lignes de métro, la Northern ou la Jubilee Line.

L’endroit n’est peut-être pas animé. D’ailleurs, les supporters des équipes adverses, descendus à la station New Cross Gate, parcouraient avec angoisse la longue ligne droite qui menait au stade. La vie de Millwall s’est construite, autant par ses exploits sur le terrain, que par ceux de ses supporters tristement célèbres. Le club hébergeait en effet l’un des groupes de hooligans les plusviolences du royaume.

Donnez-lui, imprévisible

Les adversaires détestaient venir au Den, où Millwall était difficile à battre et réussit l’exploit d’y rester invaincue pendant 59 matches du 22 août 1964 au 14 janvier 1967… Mais le Den fut fermé cinq fois, à la suite du débordement de ses partisans…

Le club avait connu son apogée à la fin des années 80, accédant à la première division, à la fin de la saison 87-88. Emmené par le duo Sheringham – Cascarino, auteur de 99 buts à eux deux en trois saisons, est autorisé à occuper la tête du championnat en octobre.

Aujourd’hui, la réputation sulfureuse du club est atténuée et la menace est sérieuse. Ils sont président d’Aime à rappeler que le «Den» s’est relevé de sa destruction totale pendant la deuxième guerre mondiale. John Beryslon a promis de se battre jusqu’au bout et a introduit un référé pour juger de la légalité de ce «rachat obligatoire», considérant que le club n’avait pas été informé de la procédure.

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