“Je me sens un peu anglais”, a reconnu José Fonte qui vit entre Lille et Londres

Le poids des années ne semble pas avoir de prise de lui. A 38 ans, José Fonte n’a jamais arrêté. Ils sont arrivés dans le Nord il ya quatre ans coïncide avec la même montagne en puissance du Losc. Le champion de France surprend la saison dernière, le club Nordiste est prêt à disputer la finale de la Ligue des champions de son histoire.

Mardi, au sud de Stamford Bridge, sera la même grande première au niveau des défenseurs portugais qui ne seront jamais là avant même la compétition. Clin d’œil de l’histoire, ça se passe à Londres, là où vivent à l’année sa femme et ses enfants. Alors qu’il arrive en fin de contrat en fin de saison, le champion d’Europe se fait confiance par 20 minutes sur le choc à venir contre Chelsea mais aussi ses belles années lilloises, sa vie londonienne sans oublier sa passion méconnue pour l’espace.

Le match face à Chelsea est-il le plus important de votre carrière à Lille ?

Non, le plus important, c’était le dernier match de la dernière saison à Angers lorsqu’on remporte le titre. Cette rencontre avec Chelsea est évidemment un match important dans une compétition importante mais pas avant la finale. Après, c’était notre objectif et on est content d’être là. Mais on a l’ambition de toujours faire plus donc on essaie de bien préparer cet incroyable match à jouer.

Le fait que personne ou presque ne croit en vos chances est-il une motivation supplémentaire ?

Je suis sûr que les gens qui pensent que nous n’avons aucune chance n’ont aucune pression. Mais après, chaque joueur du Losc et toutes les personnes qui travaillent au club savent qu’on a de la qualité, qu’on a les joueurs et les professionnels pour faire quelque chose. On n’est pas devenus champions de France par hasard. On est une bonne équipe. Sur un des bons joueurs, des bons entreîneurs. In aura quelque chose à dire dans ce match. Ce sera un match trois trois difficile mais c’est bien de se préparer avec notre plan de match pour un résultat. Pour nous, c’est surtout une belle opportunité d’écrire l’histoire à Lille.

Pour passer, il faudra bien défendre mais vous êtes moins bons dans ce domaine que la dernière saison. Pourquoi?

C’est très facile. On a perdu le meilleur gardien du championnat français (Mike Maignan). C’est difficile de le remplacer. En aussi eu d’autres changements importants. Mais on est conscient de l’importance d’avoir des feuilles propres, d’être solides, d’être compacts. On travaille tous les jours pour trouver cette solidité.

Qu’est-ce que vous pensez de Chelsea ?

C’est une équipe de haut niveau avec un entraîneur de haut niveau, avec des joueurs qui ont tout gagné et qui jouent tous pour leur sélection nationale. Ils se battent pour tous les titres, c’est une équipe très dangereuse. Pour nous, c’est un très beau match à jouer. On croit en nous et on a la confiance pour faire un résultat positif. Je le répète, on n’a pas de pression.

Eliminer Chelsea serait-il plus fort que battre la France en finale de l’Euro ?

Désolé plus non. Si vous me dites que Lille va gagner la Ligue des champions contre un montant nul en finale, je dirai que c’est plus fort que l’Euro. Mais gagner ce premier titre avec le Portugal en France contre la France, c’est quelque chose de spécial pour tous les Portugais. C’est énorme.

Vous avez joué dix ans en Angleterre, et ça fait quatre ans que vous êtes en France. Quelles sont les différences entre les deux championnats ?

L’ambiance et l’intensité de la Premier League sont plus relevées. Les clubs anglais ont aussi plus d’argent pour acheter de grands joueurs. Et les supporters transmettent une intensité dans les matchs que font souvent la différence. En France, également une ligue très compétitive. Le PSG s’est un peu démarqué en raison de ses capacités financières. Pour le reste, c’est un titre intéressant car tout le monde peut battre tout le monde.

Quels sont les attaquants les plus impressionnés en Premier League ?

Il y en a eu beaucoup. Rooney, Suarez, Van Persie, Ibrahimovic, Drogba, Anelka, Lukaku… En peut continuer jusqu’à demain (rires). C’est ça qui fait la différence. En Premier League, il promeut des équipes et des attaquants de haut niveau.

Quelles sont les équipes anglaises que vous visez pour être un bon attrapeur ?

J’aime bien les équipes de Guardiola à Manchester City. Et aussi le Liverpool de ces trois, quatre dernières années avec Klopp. Et puis il y a bien sûr Southampton, West Ham et Crystal Palace il semble que j’y ai joué. Je recherche leurs résultats avec plus d’attention.

Après que vous soyez à Lille, votre famille reste à vivre à Londres. Jouer à Chelsea c’est un peu comme jouer à la maison ?

Non. Ce n’est pas pareil. D’ailleurs, ce n’est pas sur que je vois ma famille car le match contre Chelsea se joue tard et les enfants ont l’école du lendemain. On va vite distribuer après le match donc je n’aurai sans doute pas le temps de les voir.

Vous vous présentez un peu anglais malgré tout ?

Oui, je suis un peu anglais bien sûr. Mes enfants sont nés et vivent en Angleterre. Ma femme est anglaise. J’ai passé dix ans là-bas et je suis très bien adapté. Mais le Portugal, ça reste quand même chez moi.

Qu’est-ce qui vous plaît à Londres ?

Londres est une ville où on peut faire plein de choix, où il y a une vraie qualité de vie. Il y a des bons restaurants, des théâtres, des bonnes écoles. Le choix est grand. Avec mes enfants et ma femme, on essaye de trouver des lieux où l’on peut voir des spectacles. On aime manger dans des restes comme Milos ou Zuma, on aime aussi aller voir des spectacles de mimes. Chez adore faire du shopping chez Harrod’s ou d’autres lieux. Plus largement, j’aime aussi la tranquillité que j’ai quand j’y suis là-bas. C’est très appréciable.

Comment ¿Gérez-vous votre vie de famille à Londres avec votre vie de footballeur à Lille ?

Avant le Covid-19, il n’y avait pas de problème. Il y avait beaucoup de trains, d’opportunités pour rentrer chez moi en Eurostar. More avec la pandémie, c’est devenu plus difficile et al tout s’est un peu compliqué. Heureusement, le président et le coach me facilitent le choix. Quand je rentre à Londres, je n’ai pas un peu plus de liberté car la maison familiale reste la plus importante. Fait tout impossible de trouver le meilleur équilibre.

Pourquoi votre famille ne vous a jamais rejoint à Lille ?

Mon garçon est dans une école qu’on a choisi pour lui et qu’il aime beaucoup. On ne va pas dérégler ça. Il y a des moments dans ta vie où tu es forcé de choisir le meilleur pour tes enfants et c’est ce qu’on a fait.

A la fin de votre carrière, avez-vous pour objectif de vivre à Londres, à Lisbonne ou dans les deux villes ?

Je n’ai aucune préférence. Je peux vivre partout. Je suis un homme du monde. Je suis allé jouer en Chine, en France, en Angleterre… J’ai des racines partout. Si j’ai la santé et ma famille, je suis bien. Après, quand ma carrière sera terminée, je pensais vivre entre l’Angleterre et le Portugal.

A 38 ans, vous êtes toujours au top physiquement. Comment faites-vous ?

J’ai eu des bons exemples dans ma carrière. J’ai eu l’opportunité d’apprendre et de faire beaucoup de recherches aussi sur la récupération, la nourriture. Aujourd’hui, juste avec son téléphone, on peut avoir des informations très facilement sur le meilleur moyen de rester en forme. J’ai toujours été attentif à l’aspect physique et mental, à la Nutrition, avant et après l’entraînement. Après c’est un peu lié à la génétique. Heureusement, je n’ai pas eu beaucoup de blessures dans ma carrière. Ça joue beaucoup aussi. Et puis, il faut surtout être pro en faisant ta gym et ta récupération tous les jours. Par exemple, je me couche tous les jours entre 22h30 et 23h30. Il n’y a pas de secret miraculeux, ce n’est que du travail.

Vous ne faites jamais d’écart ?

Hé bien oui. Il y a des jours où je peux me permettre un petit écart après un beau match, après une belle victoire. Il faut vivre aussi ! C’est important pour l’aspect mental.

Qu’est-ce que vous aimez en dehors du pied ?

J’adore la Formule 1. Mon grand-père j’ai considéré tous les Grands Prix. Et dès l’âge de 8-9 ans, j’ai commencé à les considérer avec lui. Après mon père m’a donné la possibilité de faire du karting ce qui m’a beaucoup plu. Et j’aime beaucoup les pilotes de F1 : Ricciardo, Alonso, Hamilton, Verstappen ou Norris. Dans ce sport-là, vous avez comme 20 piles de haut niveau. Ils prennent beaucoup de risques. J’aime aussi l’atmosphère, le bruit des moteurs. J’ai déjà vu des Grand Prix en vivo, c’est juste incroyable. J’apprécie aussi la NBA avec une préférence pour les équipes dont Lebron James est fan.

Apparemment, vous avez aussi une passion pour le cosmos…

Oui. J’aimerais savoir s’il y a de la vie sur d’autres planètes, d’autres galaxies. J’aimerais savoir si aura un jour la possibilité de visiter d’autres planètes Je regarde des émissions tous les jours. J’ai rencontré YouTube et je refere l’univers, le cosmos ou enfin le télescope de James Webb. Cela me fascine. J’aime considérer ça la nuit, ça me calme beaucoup. J’ai trouvé que c’est quelque chose d’excitant et d’incroyable.

Vous aimez aussi beaucoup la musique. Quels sont vos goûts ?

J’écoute tout. J’aime tout. J’aime la musique. Mes goûts évoluent en fonction de mon humeur, de la situation du club. J’aime le rock, la house music, le hip-hop, le classique. Les artistes préférés de ce mois-ci sont Kings of Leon, Artic Monkeys, DJ Black Coffee, Kendrick Lamar, Drake ou encore Kanye West…

En tant que capitaine, c’est vous qui décidez de la musique dans le vestiaire ?

Non, c’est partagé par tous. De plus si je t’envoie celui que tu as choisi, je t’ai rencontré et tu es fini (rires).

Justement, le brassard de capitaine, ça représente quoi pour vous ?

C’est un honneur de représenter le Losc et d’être choisi comme capitaine par les entraîneurs. Ça arrive souvent quand tu es un peu plus expérimenté. Je suis arrivé à Lille à 34 ans, et j’ai laissé mon brassard à Southampton pendant les saisons passées. C’est normal pour moi de faire ce travail-là. C’est une belle responsabilité. J’essaie de donner l’exemple et d’être professionnel. Je parle quand j’ai besoin de parler mais mon rôle consiste surtout à responsabiliser tout le monde. Il n’y a que comme ça qu’on peut gagner.

Ça fait quatre ans que vous êtes au Losc, qu’est-ce qui vous plaît ici ?

Revendeur. Les supporters et les gens qui travaillaient au club m’ont fait du bien. Ils apprécient mes qualités. Et puis, on a été performants et on a gagné des titres. Quand tu gagnes, c’est toujours plus facile. Il y règne déjà une ambiance agréable et un esprit club au top. C’est ça que j’aime. C’est toujours difficile de trouver ça dans un club. Alors quand tu as ça, il faut en profiter le plus longtemps possible.

Un titre de champion de France, un huitième de finale de Ligue des champions à l’horizon. Pensez-vous quoi de ces quatre saisons passées à Lille ?

Je me dis que c’était une belle décision de signer au Losc. C’est incroyable ce qu’on a fait ces quatre dernières saisons. Quand on pense que l’équipe sera 17e de Ligue 1 en mai 2018. La qualité de tout le monde au club va bien faire. Je me suis dit que c’était bien de prolonger, de se reposer quand on trouve un club comme ça. Le Losc m’a donné mon premier titre national dans un club. Ça représente beaucoup pour moi. C’est une partie de ma vie. Je n’oublerai jamais quatre ans passés ici. Ce sont sans doute les années les plus importantes de ma carrière. Ce sont des beaux moments que je n’oublirai jamais.

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